Samedi 12 mars 2011 6 12 /03 /Mars /2011 16:24

 

 

 

      Feuillages du jour dans tes yeux

        Amour à vivre au secret

        Un chemin délicieux je le sais

        Connivence entre nous deux

        Je suis à toi depuis toujours

        Quoique tu fasses et dises

        A tes pieds belle marquise

        Dont j'aime être le troubadour

        Il te suffit d'un geste, d'une parole

        Pour m'avoir à merci

        Sache-le, j'en suis ravi

        La vie grâce à toi est une farandole.

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Jeudi 9 septembre 2010 4 09 /09 /Sep /2010 15:24

 

 

En mon coeur épris, ta robe

Déploie ses contours, quoique tu fasses

Aussi loin que l'absence me glace

J'en reçois les caresses d'orbes

 

Ta robe d'eau où le soleil s'ébroue

Pour de nouvelles naissances

Parmi les plis rayonnant d'innocence

Quand l'étoffe soudain frôle ma joue

 

Une lampe étoile les mimosas

D'une chaleur tant rêvée

Le monde gagne en étés

Je sais qu'un jour tu seras là

 

Ta robe, ce champ de blé noir

Mariant couleurs et saveurs

Immense élan de ferveur

Galaxie toujours sur le départ

 

Je reprends vie en ces forêts

Dont les feuillages baisent l'azur

L'espace frémit d'intentions pures

Tu combles l'horizon de secrets

 

Ta robe, oraison pour la vie

Dénouant ses vallons

Qu'elle fleurit d'infinis

Est une grange, une maison

Accueillant les âmes sans pays.

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Mardi 18 mai 2010 2 18 /05 /Mai /2010 11:04

 

 

         Avant de te connaître, le monde parlait de toi

         De ton avènement au beau milieu du jour

         Parmi les vergers de l'Amour

         Les murmures des sources, des sous-bois,

 

         Tu as toujours baigné mon Coeur

         De jardins merveilleux

         Sans terreurs ni adieux

         Edens tissant les nids à bonheur

 

         Les oiseaux, au fait de ta venue

         Célébrent ta présence, la joie d'azurs nouveaux

         Les paysages d'innocence, la cime bleue des arbres, les côteaux,

         Dont rêvent les peuples disparus

 

         Comment fut-il possible

         D'attendre si longtemps

         Pour que tu viennes ?

         Trop d'infidélités, de traitrises avant toi

         Commises par des hommes sans foi ni loi

         Ont retardé ton Paradis sur la Terre

         J'aime dans le vent de l'été sentir ton haleine

         Je voudrais tant apaiser tes peines

         Et celles de toute créature à travers toi

         Tu fleuris en moi, dans la neige de chaque instant,

 

          Le temps autour de toi passe ses bras

          Augmentant ses méandres à chacun de tes gestes

          Au moindre de tes pas des soleils se déploient

          Tu dispenses la Beauté d'une main leste

 

          Ta voix ouvre en moi des clairières

          Autant de fenêtres, d'horizons,

          Elle me couvre de saisons

          Glisse en moi ses rivières

 

          Ta voix me fait l'Amour sans raison

          D'une houle douce et violente

          Que je réclame avec passion

          Y noyant toutes mes attentes

 

          Tu es l'univers en moi préservé

          Cet Amour auquel j'ai cru sans cesse

          Evitant de le sacrifier

          Sur l'autel de la faiblesse

          Quand par millions des gens s'adonnent

          Aux relations de circonstance

          J'évitais de rentrer dans la danse

          Où l'on ne distingue plus personne

 

          Ô mon Amour que je perds

          A chaque fois que l'on te nie

          A travers l'indifférence, le déni

          De ton visage, ce mystère !

 

          Je t'attendrai au seuil des aurores

          Lorsque la rosée nettoie ce qu'il reste de nuit

          Tu ne pourras jamais assez inonder ma vie

          De tous ces dons de toi, ces trésors,

 

          Ô rêver aux fougères de tes yeux

          Aux pays d'accueil de tes bras

          A tous ces mondes que l'on atteint pas

          Tellement l'absence nous foudroie

 

          Tes mains hirondelles du printemps

          Caressant l'onde de tes cheveux

          Défont un à un mes tourments

          Je rêve nuit et jour à nous deux.

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Mercredi 7 avril 2010 3 07 /04 /Avr /2010 14:58

 

 

     Le premier baiser 

       Au goût de blé

       Sur mes lèvres

       Ravivant la rosée

       Viendra-t-il de toi, femme pluie ?

 

       Ô fée aux tresses bleues

       Veillant les clairs-obscurs des tonnelles

       Aurore, ô jouvencelle !

     La gerbe de mes désirs

       T'en saisiras-tu, femme nue ?

 

       Mon amour errant

       Chemin après chemin s'évertuant

       A suivre ton parfum

       Ta robe escarcelle

       Te trouvera-t-il, femme île ?

 

       Mon coeur chancelant

       A l'écoute de tes pas charmants

       Que je sens résonner en moi

       M'inondant d'émois

       Le féconderas-tu, femme lune ?

 

       Mon esprit exhaussant la passion

       Dans l'arc-en-ciel de ton Nom

       Pour un Eden retrouvé

       Ne l'assièges-tu pas, femme neige ?

 

       Une tendresse de colline

       Illumine tes genoux

       Ton mystère est un buisson de houx

       Aux fleurs de tes doigts les abeilles butinent !

 

       Les fontaines à tes yeux obéissent

       J'entends les arbres qui murmurent

       Ta présence dans l'azur

       Tandis que les chaumes sous tes pieds jaillissent

 

       Mes chevaux fuient vers ta lumière

       Leurs crinières à même tes soleils

       Tu les calmes d'un geste de la main

       Tes prairies leur sont ravissement

       Ils s'enivrent de ton visage

       Mosaïque de paysages

       Frissonnant d'oiseaux et de sources

       Entre tes seins brûlent les moissons !

 

       Tu es celle que j'attends

       Mon éternel printemps

       Le ruisseau libérant le vallon

       Où se love en silence le faon

       Tu es celle qui m'inspire à jamais...

 

       

 

 


 


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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /Fév /2010 09:46



         Diaprure des jours libellules
         Etendant leurs vitraux ailés
         En moi
         Pris dans un lacis de joie
         Ces jours de tes mains, ta voix
         Creusant les labyrinthes
         Me permettant de cheminer
         Vers Toi
         Toujours hors d'atteinte
         A chaque fois que je tente
         Une approche en direction de
         Tes archipels tutoyant le ciel
         Ton pull rouge qui flamboie
          L'éventail de tes cheveux à claire-voie,
         Je te reçois
         Par tous temps
         Contre mes éteules trempées
         De tes soleils, tes pluies
         Tu t'immisces, quoi que tu fasses
         Jusqu'aux moindres interstices
         De mes secrets murmurés
         Je te reçois à satiété
         Sur mes sources dénudéees
         Hérissées d'oiseaux
         A l'appel de tes doigts...
         Tes jours embrasent mes rivières
         Mes herbes sont renversées
         Je me love au creux de tes pieds
         Happé par les frondaisons de ta robe
         Qui ondoie à foison, subjuguant l'horizon
         Tu rentres en moi
         Des hirondelles plein les bras
         Tes yeux fleurissent mes mimosas

         J'ai renoncé aux envies de la multitude
         Pour mieux me souvenir de Toi
         Du premier jour de ta venue

         T'être fidèle
         C'est préserver la mémoire du monde
         Son devenir
         Afin que naisse pour tous la beauté
         Une Vie de tendresse à partager

        Je n'ai pas cédé aux marchands d'illusion
         Prônant l'Amour facile, la trahison,
         L'oubli de l'innocence
         AIMER C'EST T'ATTENDRE
         Le coeur emmailloté de silence
         Tenu en laisse par la neige
         L'immensité à vivre de ta venue
         Toujours annoncée
         Au gré des couleurs ravivées du désir
         Tes marées de blé mûr
         L'écureuil qu'on voit au loin
         La lune comme un fruit pur

        Tu es la fleur non cueillie
        Le champ de coquelicots
        Que la brise délie

        Je me suis habitué à te dire adieu
        Te gardant à jamais une place de choix
        En mon coeur tournesol

        La nuit, tes forêts entrent dans ma chambre...
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Jeudi 3 septembre 2009 4 03 /09 /Sep /2009 10:06


       C'est toi, souveraine,
       Que le monde attendait pour revivre,
       Cet absolu de tous tes gestes,
       L'hymne de ta présence...

       L'univers s'émeut de bouger au creux de tes mains,
       Tes reins, tes pieds,
       Tu es là parmi nous,  le chaos se soumet !
       Les plaine saturées de rosée, offrent la délivrance
       A tant d'âmes en peine,

       Les icônes dépoussiérées donnent vie
       A des êtres de chair et de coeur,
       Enfin tu es là...Accomplissant les voeux des disparus,
       Rêvant chaque jour d'unité...

       Les foules serviles rompent leurs liens,
       Tu es là...
       Ô femme, tu  veilles sur les coupoles des forêts !
       Maintenant haute la flamme des peupliers, des bouleaux,
       Tu es là...
       L'amour aura moins froid au cou tendre du geai,

       Radonèje revit, les pélerins sautent de joie !
       L'Ob et l'Iénisséï donnent une eau pure
       Aux juments et leurs petits,

       Les paroles défaites...Comme tu les ranimes !
       Sur le toit des isbas,
       Trottent quantité de petits chevaux rouges en liberté...
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Jeudi 27 août 2009 4 27 /08 /Août /2009 18:30


         Ta voix, en foule renversante,
         Brusque vies et morts,
         Dans un ravissement,
         Par son règne toujours nouveau,
         Ses départs de flamme
         A pointe bleue,
         Ses rives obstinées,
         Ta voix monte en neige le temps...
         Mouillant de ses chants les marronniers fleuris,
         Arrosant le corps de l'univers,

         Ô ta voix, cette tour d'air pur !
         Sa sève brûlant l'horizon,
         J'écoute ses sources à flancs d'abimes,
         Coupées d'ombres et de racines,
         Sur la faille grandissante du jour...

         L'infini s'éveille sur tes lèvres,
         Je me retourne où pleuvent tes cheveux,
         C'est contre eux que les lilas deviennent sucrés,
         Parfumant les juillets de tes doigts,

         Un coeur lilas bataillera toujours
         Entre tes seins de neige,
         Un coeur apaisé sans y penser,
         Epousant les calices de ta beauté !
        
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Mercredi 24 juin 2009 3 24 /06 /Juin /2009 17:18



         Au long des chemins creux,

         L'Amour fait son lit,

         Les membres brûlant de replis,

         Jours et nuits y mêlent leurs aveux,

         Le monde devient si léger,

         A écouter le chant des sources,

         Leurs lèvres déployées

         Parmi les mousses...

         Le temps tressé feuille à feuille,

         Accroît les méandres des vallons,

         Le soleil en exil sur les seuils,

         A laissé au loin ses clairons,

         Joue à joue contre moult horizons,

         Un chevreuil montre sa joie,

         Embrassant à foison

         L'univers qui verdoie,

         Tout en nous rapprochant des abîmes,
         A chacun de nos pas,
         Nos rêves caressent les oiseaux des cimes,
         Par-dessus les toits...

         Les arbres mages, nous enivrent,
         Etendant leurs robes denses,
         Brisant des réalités, le givre,
         Pour une fraternité plus dense !

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Mardi 23 juin 2009 2 23 /06 /Juin /2009 18:37


       Ils recentrent les choses
       En les donnant à vivre,
       Tout l'Amour qu'ils composent
       Chaque jour nous délivre...

       L'univers des feuillages
       Nous comble de vie intense,
       Animée de villages,
       Roses de notre enfance !

       Dentelles et robes sont de mise,
       Au bord des chemins,
       L'écureuil n'en fait qu'à sa guise,
       Enflammant le coeur des ravins,

       Approchez passants, vos mains du foyer,
       Où nombre de collines bleues,
       Enseignent la générosité,
       Tous les oiseaux en tombent amoureux !

       Je nais et meurs chaque jour,
       Dans  vos bras frissonnants,
       Ô arbres de mes amours,
       L'éternité s'abreuve à vos gestes innocents...

       Vous surgissez à flanc de prairie,
       Telles des îles étoilant l'océan,
       Guidant nos pas au milieu des nuits,
       Vous repoussez au loin le néant,

       Il fait soleil en vos bergeries,
       Cordillères d'écorces, éprises d'horizons,
       Sur la portée musicale des nids,
       Le vent joue à saute-mouton,

       Arbres de la mémoire, ô visages amis !
       J'embrasse vos orages,
       Ruisselant d'infinis,
       Fenêtres sur maints paysages...
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Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /Mai /2009 17:29


     Quelle que soit l'heure, le ciel est ma demeure,

     Que je sois prince ou voleur,

     Parfois les deux à la fois,

     Auprès de la lune, j'ignore le froid,

     Les étoiles sont ma loi,

     Je danse au milieu des fleurs !

     Quelle que soit l'heure, un champ fait mon bonheur,

     Que je sois paysan ou jongleur,

     Souvent les deux à la fois,

     Contre l'herbe je n'ai jamais froid,

     Les vaches portent leur robe de soie,

     J'écoute l'univers, ma tête sur leur coeur,

     Quelle que soit l'heure, un arbre est mon sauveur,

     Que je sois oiseau ou rêveur,

     Toujours les deux à la fois,

     Dans les feuillages, j'évite le froid,

     A chaque voûte, surgit la joie,

     J'épouse mille mondes qui chatoient...

     Quelle que soit l'heure, une rivière est ma soeur,

     Que je sois artiste ou cincle plongeur,

     Forcément les deux à la fois,

     Entre les flots, j'escamote le froid,

     A chaque pli, une Ondine se déploie,

    Son innocence me comble de ferveur...

     Quelle que soit l'heure, la pluie est mon Amour,

     Quelle me pince ou me transperce,

     Je lui dois tous mes émois,

     Talons aiguilles, lianes, herses,

     Ses actes ont raison de moi,

     Je m'épanouis au son de sa voix,

     A n'importe quelle heure, la neige a mes faveurs,

     Je nais, je meurs sous ses gestes enchanteurs,

     En son sein, je ne réponds plus de moi,

     Un trop-plein de caresses épuise la malheur,

     De chapeaux et manchons la nature s'accroît,

     Une infinie présence embrasse les sous-bois...

 

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