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  • : le blog poesielavieentiere
  •   le blog poesielavieentiere
  • : À travers une poésie lyrique et engagée, il me semble urgent de témoigner de l'importance d'une parole profonde, vive et dense incarnée dans la vie de tous les jours en accord avec nos actes, afin de pallier l'absence à vivre de trop d'humains se satisfaisant de vivre tels des fantômes dans cette vie...Témoigner à partir de l'amour, de la mémoire, de l'innocence à vivre, au nom des peuples humains et animaux disparus et actuellement vivants, en peine d'harmonie.
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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 16:20

      Que l'amour soit donné aux êtres qui ont froid

      A ceux qui n'ont connu que l'absence sans nom

      Vivants et morts victimes du noroît de l'effroi

      D'indifférence aveugle, fermant tout horizon

      Le quotidien apporte son lot de trahisons

      Je ne suis jamais sûr que c'est toi que je vois

      Tellement l'Histoire humaine à manqué de raison

      Pourtant je suis ému au moindre de tes pas

      Comment aller vers toi, sans jamais te mentir ?

      Renouveler ce chant de l'amant qui espère

      Enlacer de ses bras, tes genoux, ce mystère

      Imitant la rivière que le rocher attire

      Le temps qui nous échoit, la femme le prolonge !

      Par tant de paysages sur sa robe lovés

      Mers changeant de visages, berceaux aux mille songes

      Les poissons dans ses mains essaiment les étés

      S'il est un lieu d'accueil, c'est bien en tes cheveux

      Feuillages merveilleux, caresses frôlant l'azur

      Neiges ouvrant la voie aux mondes chaleureux

      Au sein de l'innocence, nos intentions sont pures

     Je t'aime au nom de l'enfant qui va naître

      Petite fleur des champs, baiser vers l'infini

      Nul doute que la nature évite le paraître

      Enonçant ses enigmes en chacun de ses plis

      Que l'amour soit offert aux êtres esseulés

      Prisonniers de l'Enfer, ils ne sont plus que "cri"

      La tête entre les mains, le coeur dépecé

      Que l'amour rayonne pour tous les réprouvés !

      L'étreinte d'une forêt, est fidèle aux chevreuils

      Elle n'a pas son pareil pour leur confier son coeur

      La mémoire des arbres prône la magie des seuils

      Immenses territoires pour nos frères et soeurs

      Ô mon amour, comment te dire que je t'aime

       Alors que tant de peuples sont à l'agonie !


      Je voudrais de mes mains soulager tant de peines
     

        Apaiser le mendiant, lui lire ce poème


      Si seulement l'on avait pensé à toi l'ami 


      Depuis le premier jour, l'Origine du monde


      Respectant ta venue, à travers toute vie


      Les choses seraient autres, partout à la ronde.


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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 17:03

        Je célèbre les arbres,

        Leurs élans vers l'azur,

        Se faisant candélabres,
        Où superbes mâtures,

        Entouré de forêts,
        Je rêve d'un Amour,
        Aux feuillages secrets,
        Pour m'y lover toujours,
  
        C'est ta robe qui me couvre,
        D'univers sans fin,
        Paradis de chênes rouvres,
        Processions de sapins,

        Il y a longtemps que je t'aime,
        Depuis les fines margelles du jour,
        Quand la lumière fleurit la laine,
        Des buissons au long cours,

        Dans l'espace embrassé d'oiseaux,
        Les frènes font des pieds, des mains,
        J'aperçois entre deux flots, tes seins,
        Un écureuil s'agrippe aux rideaux !

        Tout est désir dans l'univers,
        Même les ombres sont éprises,
        Maille à l'endroit, maille à l'envers,
        A chaque créature sa devise...

        Nous sommes attendus aux agapes
        Des étoiles et de la lune,
        Une nébuleuse livre ses runes,
        La voie lactée fera office de nappe !

        Attiré par tes bras,
        Je fête le bel Amour,
        Ses méandres de joie,
        Ô sublime séjour !

        Tu m'enlaces, du ciel
        De tes cheveux d'orages,
        Dont je goûte le miel
        Auprès de ton visage,

        Nous marchons tous deux pieds nus,
        Sur la frange des eaux,
        Nulle chance d'être décus,
        Tellement le monde est beau...

         Rien ne nous sépare de la Création,
         La passion qui nous mène unissant toutes choses,
         Mes lèvres caressant tes joues, ton front,
         Sur maints coeurs purs se déposent...

       

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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 14:56


    

      Plus que la neige coiffant les cimes,

      Noyant les abîmes, jour et nuit,

      Mon Amour pour toi s'étend à l'envi,

      Par la mémoire qui m'anime,

      Je reçois cher ange, tes courriers,

      Apportés par le vent, les oiseaux,

      Les sources rajoutent quelques mots,

      Un arc-en-ciel ceint ta robe d'été !

      Depuis si longtemps je te rêvais,
      Tu es une si belle personne,
      Le temps à tes pieds s'abandonne,
      Près de nous les lilas font le guet,

      Les animaux ont foi en toi,
      Pour l'avènement d'un monde en joie,
      Ta présence fait jaillir les fontaines,
      Jusqu'aux jets d'eau des baleines,

      C'est toujours l'heure des serments,
      Au moment où le martin-pêcheur,
      Fait son marché avec ardeur,
      Sur la rivière, fée du printemps !

      L'univers fête le moindre de tes gestes,
      D'île en île égrénant leurs pétales,
      Ton Nom se chuchote le long du val,
      Paradis des Licornes célestes...

      Tes cheveux tamisent le soleil,
      La lune...Jardinant les étoiles,
      Dans l'espace embrassé d'abeilles,
      Tu libères dans l'azur tes bateaux à voiles,

      Mon âme est parfumée de tes bras,
      Comme une langue de terre ceinte par la Loire,
      D'autant plus que tu ne le sais pas,
      L'innocence allège si bien notre histoire !

    

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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 16:40


      Ô femme, que tu te fasses entendre !
      Après ces millénaires d'absence,
      La litanie des guerres, exilant l'innocence,
      Misères, pollutions, précipitant les drames,

      Que tu te manifestes ô femme !
      Il n'y a pas eu assez de tes choix sur la Terre,
      On a manqué de toi, à travers tant d'univers,
      Le jeu des apparences appauvrisant les âmes,

      Il était nécessaire pour l'homme-fleur, de t'attendre,
      En t'attribuant mille cent mystères,
      Une richesse infinie de méandres,
      Toi dont je chante une à une les rivières...

      Ô femme, enfonce loin les socs de tes pieds,
      Sur les tuiles d'argile tendre des chemins !
      Sculpte, ravive les étés,
      Promène en tous lieux tes mains,
      Que claquent les voiles de tes cheveux,
      Ton amour brille en chaque verger !

      Recouvre-nous d'océans, de forêts,
      Lance tes oiseaux dans l'azur,
      Enlace-nous de gestes purs,
      Maints peuples en moi réclament ta rosée...

      Ta robe est une bergerie,
      Où neige une douce confiance,
      Les enchantements multiplient ta présence,
      Ce dont rêvent des créatures amies,

      Ta robe, dans le chaos de l'Histoire,
      Est cette lampe qui s'allume,
      Repoussant au loin l'infortune,
      Ta robe est gage de mémoire...

      Sans que tu le saches,
      La vie rayonne en cercles chauds,
     J'aime quand ta robe se fâche,
      Provoquant en moi moult sursauts,

     Ta robe donne le la,
     Etoilant les sentiers de l'air,
     Elle rassemble l'univers,
     A chacun de tes pas,

     Tu dévoiles de merveilleux sous-bois,
     M'éclaboussant de nuits, de jours,
     Les feuillages font l'amour,
     Je suis traversé de Juras,

     Ta robe, ce langage...Ô ravins de Juillets !
     Corbeilles pour fruits d'orages,
     Tous ces villages animés,
     Clairières et bocages,

     Robes fougères flagellantes,
     Vagues vertes, fjords bleus,
     Goélands déliant les cieux,
     Robes, nos Pyrénées caressantes !
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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 17:19


        Mon coeur est un nid qui bat,
        Dans l'espace veiné d'arbres,
        Comme vous je disparais, fuyant le froid,
        Des humains et leurs palabres,

        Je suis travaillé par vos âmes,
        Plus vastes que moi-même,
        Chacun de vos gestes me charme,
        Votre visage...Quel poème !

        Je vous dois toutes les surprises de la Terre,
        Une présence toujours nouvelle,
        Votre innocence est ma lumière,
        Je frémis avec vous aux cascatelles,

         Le jour est ce renard si long,
         Ouvrant les fenêtres des champs,
         Tout peut arriver maintenant,
         Le soleil sur les frondaisons...

          Je garde en moi le souvenir,
          De votre immanence, ce mystère,
          Frères animaux au regard clair,
          L'univers vous sied à ravir !

          Vos secrets sont notre salut,
          Ecoutons le rouge-gorge chanter,
          Il est si bon de vivre nu,
          Sans émettre aucun regret,

          Souvent, au bord des rivières,
          Un arc-en-ciel déploie ses couleurs,
          Je salue le martin-pêcheur,
          Tissant un foulard d'éclairs,

           Animaux, dont je suis épris,
           Vous menez la ronde des prés,
           Embrassant la robe des forêts,
           Ô anges, merci de vos dons infinis !

           Je ne puis m'empêcher de vous nommer,
           Esprits du vent, des nuages et du feu,
           Pour une enfance préservée,
           A la fontaine des mousses bleues,

            Le monde dépend de vos allées-venues,
            Offrandes au cou des prairies,
            Collines vives sous vos pieds nus,
            Une buse change l'avenir en un cri,

            Grâce à vous, l'amour dure plus d'un été,
            L'Humanité se prend à croire,
            Au paradis de créatures rêvées,
            Vos mouvements caressants peuplent ma mémoire...          

          
       
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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 19:06


       Elle berce entre ses bras,
       La lune, le soleil, les oiseaux,
       Ses arbres frissonnent à chaque fois,
       Que le vent sussure ses bruits d'eaux,

       Les branches ouvrent des chemins,
       Plages au sein d'orages...Ô feuillages !
       Tes mains autour de mon visage,
       Toutes ces promesses que l'on tient !

       Arbres  frères, mes paradis,
       Je fête la magie des lieux,
       Des accueils de jour comme de nuit,
       Exauçant le moindre de nos voeux,

       Pour refonder une mémoire,
       Donner un sens à tout acte humain,
       Il y a des gestes quotidiens,
       D'autres façons de voir...

       Les forêts nous éclairent d'âmes franches,
       Par moult temps d'océans, de hauts-fonds,
       Hérissant de navires l'horizon,
       Non loin, les rivières se déhanchent,

       Il est question d'accords profonds,
       De créatures apprivoisées,
       A travers mille frondaisons,
       Avec l'assentiment des fées...

       La passion inonde les granges de Brocéliande,
       Ô neiges...Mousse rondes !
       Fougeraies gainées d'ombres,
       Une joie pure déborde sur la lande,

       Fossés, ravins, penchent vers les mystères,
       De robes étoilées de plis,
       Les marcassins sont à l'abri,
       Epousant les visages de la terre,

       Brocéliande ma dentellière,
       Tu envoies tes baisers alentours,
       A tes fenêtres l'innocence est amour,
       Partout rayonne ta beauté altière !

      Je marche, je cours vers tes mers,
       Sur tes sentiers je fais naufrage,
      J'embrasse un à un tes rivages,
       Savourant les lacis de lierres,

      Ô Brocéliande bien-aimée,
      Que soient louées tes clairières bleues,
      Les tonnelles protégeant nos aveux !
      Tes labyrinthes tissent la Liberté...
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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 18:53
    


         A l'horizon, la neige,
         Enfance d'un Amour,
         Conjugue ses atours,
         Sur la terre qu'elle allège,

         Un ange nous protège...

         L'espace est envahi,
         De  pétales, de baisers,
         Dans une tendre unité,
         Un besoin d'infini,

         Une fée nous sourit...

         Le mystère est entier,
         Tout devient différent,
         C'est un recueillement,
         Nos secrets murmurés,

         L'écureuil fait le guet...

         Les forêts de bouleaux débordent de caresses,
         Plus que l'humanité n'en a jamais donné,
         Maints jours nouveaux recouvrent les sentiers,
         D'un velouté d'ivresses,

         Une hermine s'empresse...

         Il neige sur la rivière et sur les prés,
         Contre le corps tendre des agneaux,
         L'hiver varie ses approches d'oiseaux,
         Pour nous offrir un temps apprivoisé,

         Des chevreuils hument la liberté...

         Ô lièvres blancs de tes pieds
         Mesurant l'innocence à vivre !
         Devant ta robe sertie du givre
         De mes désirs rassemblés,

         Un elfe lève son nez troussé...

         Le ciel est bercé de colombes,
         Plumes, aigrettes, flocons, huppes, abondent,
         Ô chatoiements de présences !
         Chaque humanimal mûrit en son coeur le silence,
         L'existence préservée d'autres mondes,

         La chouette harfang interroge la lune blonde...

         Exilées de Thulé comme d'Hyperborée,
         Certaines âmes perpétuent l'espoir,
         De contrées tissées de mémoire,
         Paysages chantant les amours rêvées !

         Ta chevelure prolonge la voie lactée...

         Depuis toujours tes gestes étendent leurs jardins,
         Autour d'étoiles, de visages,
         Leur promettant les plus beaux lendemains,
         Tes paumes ourlent le cortège des feuillages,

         Océans, montagnes, prairies, palpitent entre tes seins...
       
    
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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 17:33



      A la rencontre des autres,

     J'ai tant vécu...

     Le coeur bercé de visages ingénus,

     Transpercé par une attitude,

     Le moindre geste,
     Ce que l'on ne contrôle pas,
     L'imperceptible à l'oeuvre,
     Une forme de mystère,
     L'innocence d'une joue...
     Un regard en arrière pour dire:
     -"Je tiens à vous, quand vous reverrai-je ?
    Sachez qu'en moi je vous protège!"

     Mais comment transmettre ces mots-là ?
     Avant que l'absence ne nous sépare...
     De quelle façon combler l'exil ?
     Où nous ont mis les guerres, l'égoïsme,
     Les politiques de la misère...
     Ô cauchemars, ô torpeurs!
     Tant de cynisme habite certains hommes,
     Une folie sans nom depuis des millénaires!

     Comment dire "je vous aime ?"
     Quand cet élan n'a plus de sens,
     Ruiné par la médiocrité sociale,
     Le conformisme ambiant,
     Les jeux abêtissants d'animateurs T.V.,
     Tel Chef d'Etat exhibant sa compagne
     En haut des Pyramides,
     "Parce qu'avec elle, c'est du sérieux...!"

    Comment dire "je vous aime" ?
    Quand on est à la rue,
    Sur une bouche de métro,
    Et que l'on n'en peut plus...

    Comment dire que l'on aime?
    Avec un si grand nombre d'orphelins,
    Sur tous les continents,
    Ignorant la chaleur d'une main...

    A la rencontre des autres,
    J'ai tant reçu...
    Emu par une nuque frêle,
    Le mouvement d'un poignet,
    Des paroles échangées
    A l'ombre d'un jardin,

    Je n'ai pu oublier, une expression humaine
    Aussi bien qu'animale...
    Cette silhouette entrevue au loin,
    Qui nous rassure,
    Sa démarche légère,
    Ô magie, ô ravissements,
    Ô moments doux-amers !
    Frissons, sources d'émois,
    Arcs-en-ciels de robes, de bras,
    Danses, chants de joie,
    Soleils et pluies de tes cheveux
    Jouant à chat...

    Si j'étais une forêt, mes frères, mes soeurs,
    Je vous prendrais tous, tels des arbres contre moi,
    Aucun de vous n'aurait plus jamais froid,

    Je porte en moi chaque naissance,
    Le désir d'un monde meilleur,
    Mon cercle familial ne se résume pas,
    A ceux que l'on dit "proches de moi",
    Je l'étends au-delà, à toute créature!

    Il me semble savoir pourquoi
    Le malheur existe...
    C'est que l'Homme a divisé l'univers,
    En fonction de ses besoins pervers,
    Jouissant au quotidien de plaisirs assassins,
    Se fiant aux apparences, aux rapports bon teint,
    Peste soit la mode de l'art culinaire!

    N'aurions-nous pas envie
    D'une jouvence d'approche,
    Par la grâce des fleurs, des oiseaux ?

    Penser la Création, jour après jour,
    En prenant soin de l'autre ( humanimal ),
    Son âme dévoilée, estimée pas à pas,
    C'est panser les blessures de l'Histoire,
    Célébrer la beauté, toute mémoire !

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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 17:07

      Un pagne couvre l'horizon

      L'immensité à vivre,
      Le monde fait peau neuve
      De baisers en baisers
      Plus rien n'est dissocié
      Il neige!
      A l'heure de maintes prévenances
      Quand les collines de tes genoux
      Epousent ta robe blanche
      L'espace ensemencé, énonce la beauté

      Il neige
      C'est ton Nom murmuré
      Ta venue toujours espérée
      Au coeur du silence, nous liant
      En toute remembrance
      A la magie de l'innocence

      Les papillons caressent le ciel
      Nos rêves tiennent au corps
      L'esprit d'enfance ourle les forêts
      De dentelles
      A pas de loup
      Il neige

      Le jour naît à ta bouche
      D'une tendresse sans défauts

      Une douce écume brille
      Le long des branches
      Autant de chemins qui tremblent
      Etoffes brodées, ô labyrinthes !
      Entrelacs d'univers retrouvés
      Sur la pointe des pieds

      Le temps ruisselle
      Au seuil des lisières
      Où dansent tes poignets
      La neige, jeune fille
      Chante son flot de rubans

      La nature joue sur du velours
      Vive les serments d'amour !

 

 


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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 17:01


      Au-dedans de toi-même,
      L'univers est en fleurs,
      Eblouissant ton coeur,
      Tu aimes à perdre haleine,

      Quand les vergers la nuit,
      Frissonnent encore des gestes,
      Effectués en plein jour,
      Par les anges célestes,
     Ô abeilles amies,
      Messagères du soleil
      Et des fruits de l'amour!

      Les arbres font la ronde,
      De joie vêtus, crinières au vent,
      Chevaux blancs,
      Fécondant la pénombre,

      Les oiseaux dorment à peine,
      Quand les vergers la nuit,
      Transforment le monde,
      Sous la lune rousse ou blonde,
      Les robes des pommiers
      Bruissent de chuchotis,
      La mémoire se déplie...


      Au-dedans de toi-même,
      Hélios épouse les rivières,
      Tu fais place en ton coeur,
      A  tant de peuples frères,

      Tu marches en compagnie
      D'océans, de forêts,
      Corolles exauçant tes souhaits,
      La douce neige des troupeaux
      Eclaire les prairies...

      Dans les vergers la nuit,
      Si une aile te frôle,
      Tu es l'amant...

      A chaque aube nouvelle,
      Des îles surgissent en toi,
      Visages de mouettes, d'hirondelles,
      Que tu protèges du froid,

      Iles louves, éprises de liberté,
      Iles étoiles, ouvrant sur l'infini,
      Iles phares du mystère d'aimer,
      Chantant l'innocence à l'envi,

      Assez de trahisons,
      De vies rayées d'une croix,
      Tes choix soutiennent l'horizon,
      L'avenir s'abreuve à tes sous-bois,

      Tu songes à ces naissances,
      Printemps, bosquets lilas,
      Bercées en ta semence,
      Iles sphères, mimosas...
      Enfants portés en soi,
      Jusqu'aux sources des genêts!
      Afin que l'humanité retrouve la raison,

      Iles, sentinelles de la passion,
      Iles, forges des secrets,
      Ajourant l'éternité...
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