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  • : le blog poesielavieentiere
  •   le blog poesielavieentiere
  • : À travers une poésie lyrique et engagée, il me semble urgent de témoigner de l'importance d'une parole profonde, vive et dense incarnée dans la vie de tous les jours en accord avec nos actes, afin de pallier l'absence à vivre de trop d'humains se satisfaisant de vivre tels des fantômes dans cette vie...Témoigner à partir de l'amour, de la mémoire, de l'innocence à vivre, au nom des peuples humains et animaux disparus et actuellement vivants, en peine d'harmonie.
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30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 15:02

Témoignerai-je assez, au nom de ceux qui rêvent,
D'un amour infini, auquel tu me convies ?
Tout manque à être vu, écouté, dit...
Ecrivons, avant que le Léthé brûle nos lèvres !

Tant d'univers vivent en moi sous ta régence,
Enfants des rires du soleil, de l'eau et du vent,
Tes façons d'être me nourrissent éternellement,
Bravant les hauteurs, tes oiseaux s'élancent,

Tu es là, à travers tant de paysages,
Par les cimes que l'on devine au loin,
Sentinelles d'abimes dont je ne vois pas la fin,
Grâce à toi, perdure le mystère de doux visages,

L'innocence de ton Nom, derrière les peupliers,
Prend la forme d'un vallon, dont j'apprends les secrets,
Tu m'apparais souvent dans l'aube d'un noisetier !

Entends-tu, là-bas, les soupirs des ravins ?
Où la vie doucement marque une pause,
En retrait par la force des choses,
Evoquant ces creux, c'est comme si,
Je caressais la paume de tes mains...

J'épouse le feuillage des souvenirs,
Vibrant d'orages et de sources,
Mes pensées tournées vers la Grande Ourse,
Les Pléiades brillent de nos désirs !

Je t'ai connue à l'enseigne du pré qui boit,
Près des ruisseaux que nul ne voit,
Hormis les peuples animaux...
L'univers est féérique par la grâce des troupeaux,

Ceux qui tremblent de trop donner,
Permettent les tablées fraternelles,
Des champs de la terre comme du ciel,
Le feu de l'amour brûle dans ton genou plié !

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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 16:39


        A travers tout ce qui se love,
        Mûrit chaque jour ta mémoire !
        Rouvraies, buissons, nids, mangroves,
        Enoncent au coeur du temps, tes pouvoirs...

        Loin du monde des apparences,
        Moult lieux nous mènent vers la passion,
        Leur profondeur est notre jouvence,
        Pour un dialogue d'exception,
    
        Notre amour vit dans les forêts,
        Où les feuillages se tutoient,
        Il y a toujours un après,
        Quelle que soit l'heure et l'endroit,

        Je t'aime, aux pourpoints clairs des eaux,
        Le long des fjords des fougères,
        Leurs échancrures sont des berceaux,
        Pour les doux secrets de la Terre...

        Tu sais, je compte tes soleils,
        Jouant sur les tresses des bouleaux,
        Ce sont autant de merveilles,
        Traversées par les oiseaux,

        Lorsqu'il pleut, le temps s'éternise,
        Au rythme de tes mains dénouant tes cheveux,
        La beauté alors est de mise,
        Tes yeux annoncent un ciel si bleu !

        Des peuples autour de ton Nom se rassemblent,
        Sous cet arbre souverain de ta présence,
        Fidèles aux sources de l'innocence,
        Eux comme moi, te devons d'espérer ensemble...

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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 09:36


       Neige du premier jour,
       Promesse de l'amour,
      Je ne t'ai pas oubliée !
       Souhaitant maintes fois ta venue...

       J'ai mûri la mémoire de ton nom,
       A même l'innocence,
       T'attribuant tous les pouvoirs,
       Tourné vers tes mystères,
       Pour un monde sans guerres, ni frontières !

       Neige de toujours,
       Tu ravives l'espoir
       D'une harmonie retrouvée,
       Soignant les blessures du passé,
       Tu combles de tendresse, le territoire des morts,
       Ils n'ont rien à te reprocher...

       Neige de la fidélité à vivre,
       Princesse des nuées,
      Je réclame tes envolées, tes pleins et déliés,

       Neige fenêtre vers l'infini...
       Tendre amoureuse des sommets,
       Tu fais le bien sans te lasser,
       Coiffant les paysages de messages secrets,

       Avec toi tout recommence !
       Les arbres sont des lilas blancs,
       Ce ne sont plus les mêmes distances,
       Rien n'est jamais comme avant,
       Je ne marche pas vers toi, je danse !
       Tes robes animent les paradis de l'enfance...

       En toi crépitent des étoiles,
       Le jour s'enflamme au duvet de tes plumes,
      Je suis conquis par tes effets de manche,
       Il y a des estuaires noyés de dentelles à chaque branche,

       Ô neige, pollen du printemps !
       Tu fécondes les sillons du temps,
       Le chant des Origines, c'est toi,
       De ton sein, l'inoui à l'absence surseoit,       

       Neige aux pétales prévenants,
       Baisers chuchotés par-delà les versants,
       Au coeur du silence...
       Embarcadère vers la liberté,
       Cythère dont je loue la présence !

       Ô neige éternelle des troupeaux !
       Perpétuant la beauté, sur la pente des prés,
       Répondant à l'appel des fées !
       Frères animaux sachant se tenir à l'essentiel,
       Lovés contre les puits d'ombres folles,
       Créatures divines humant l'aubier de l'air,
       J'embrasse vos visages !
       Vous ignorez le manque à vivre,
       La noirceur,
       Ô doux névés défiant les étés !
       Chacun de vos gestes apporte la chaleur
       Sur cette terre d'accueil
       Qu'avec joie vous veillez...

       Ô neige, que ta grâce soit avec nous !
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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 09:50


       Fente sur l'ailleurs,
       Puits aux milles saveurs,
       Le jour est un bouquet de fleurs
       Et son propre vase aussi...

       Droit comme un i,
       Lien de coeur
       Joignant deux durées d'ombres,

       Ô pur éclat du jour,
       Extrait des mines de charbon
       Qui l'entourent,
       Jour jailli des moissons du temps,
       Jour cri de l'espace nouveau-né entre deux rochers,

       Cluse prise au collet
       Par deux avancées de forêts,
   
       Debout de tout son long,
       Le jour est un renard roux,
       A la robe profonde,

       Ô jour tu me ravis !

       Brèche vers l'infini,
       Soutènement des nuits,
       Fenêtre sur la vie...

       J'apprends le sens du mot jour,
       A chacun de tes pas mon amour !

       Plein jour des neiges éternelles,
       Etreinte des origines !
       Jour, frondaison d'arbres sur la plaine
       Tels des chevaux en liberté,
       Crinières de tant de jours...

       Jour réverbère du noisetier
       Que l'écureuil allume,
       Jour, lumière des vergers, parmi les champs
       Solaires de l'amour !

       Ô broderie des jours, à la frange des vagues !

       Que de lieux célébrés par la grâce du jour
       Que d'endroits ravivés !

       Jour amande de tes yeux mon amour,

       Jour fontaine s'éteignant au crépuscule,
       Pour repartir à l'aube de plus belle...
       L' arbre jour, a pour veilleuses les nids,
       Jour oiseau, tu nous entraînes vers les pays du rêve
       Où de l'insomnie,
       Tu glisses tes plumes dans la tendresse intérieure des choses !

       Ô femme jour,  je fête ta présence, au midi brûlant de tes cheveux,
       A travers cette lueur d'iris jaunes,
       Baignant les rives de ton cou...
      

      
      
      
      

      
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11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 12:21

       L'eau fait la joie du temps
       Qu'elle couche dans son lit,
       Ouvrant ses voies lactées
       A son éternel fiancé...

       Elle le tient à merci
       Entre ses jambes nues,
       Leurs chevelures s'emmêlent,
       Ils densifient le monde!
       C'est un dialogue profond
       Qui se noue à la ronde,

       Dans sa robe, la rivière
       Berce le chant des pierres,
       Astres soigneusement polis
       Au coeur d'une galaxie...

        L'onde mesure tous ses gestes
        Avec une tendre minutie,
        Ramenant d'une main leste
        En sa corbeille, tous ses fruits !

        L'eau comme le temps, rient aux éclats,
        Se vouant un amour ardent,
        Créant des arcs-en-ciel
        A leur corps défendant,
        Surpris par la lumière
        Et ses jeux d'enfants,

        Notre couple fait naître par endroits
        Des îles sous la Sonde,
        De manière impromptue,
        Au sein desquelles abondent
        Maintes créatures ingénues...

        Sur un bout de rocher,
        Irisé de gouttelettes,
        Veille un cincle plongeur,
        Son plastron de fête
        Garni de neige à bonheur !

        Il se posera bientôt plus loin
        Sur des racines faisant naufrage,
        Composant moult paysages,
        Où les lutins se sentent bien,

        Une écrevisse à pattes blanches
        Oeuvre en toute innocence,
        Telle une fleur pleine d'aisance,
        Pour une fugue, sous l'ombre des branches,

        Aux moindres gerbes de plis
        Rassemblées par le vent,
        Quantité de frissons parcourent les amants...
        Caressant les arbres de reflets changeants,
        L'eau se fait Ondine, célébrant la vie !




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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 17:26


           De l'aube jusqu'au crépuscule
           Et tout au long des nuits,
           Chaque animal est une caresse
           Au monde inondé de  vie!

           Dès potron-minet, le merle
           Nous offre son chant d'amour,
           Qu'il reprend de plus belle
           A la fin du jour...

           L' écho de ses paroles
           Vibre dans l' espace en pamoison,
           Traduisant l' émotion d'une sentinelle
           Confiant sa joie de vivre
           Par une farandole,
           Depuis la cime des arbres, des buissons,
           En passant par le toit des maisons,
           Au point d' en être ivre,
           Je lui donne raison!

           La vue nous est rendue
           Par ceux qui vivent nus,
           Sans intérêt aucun
           A nuire à leur prochain,

           Entre les mains du ciel
           De l'eau et de la terre,
           Battent les coeurs de mes frères
           Porteurs de doux mystères...

           La nature rassemble
           Sous ses robes de forêts,
           Maints êtres innocents
           Epris de liberté!

           Mon âme est une prairie
           Pour abeilles passionnées,
           Filles graciles du soleil,
           Danseuses éthérées,
           Artistes de la mémoire
           Dont je savoure le miel,

           Qui sait le nombre de fois
           Où l'azur frémit,
           Effleuré par les feuillages, les oiseaux!

           Il y a plus d'amour au sein de la nature
           Que dans toute l'Histoire humaine!
           Les hommes qui s'en prévalent
           Ignorent son sens profond,
           Le bradant à l'envi, glosant de "séduction",
           Ils s'affublent de masques...

           Quant aux lèvres des fleurs,
           Elles s'ouvrent à l'infini
           Aux baisers papillons,
        ¨ Ô flocons de l'enfance!
           Paysages animés par la neige,
           Restituant la magie d'une présence!







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27 février 2008 3 27 /02 /février /2008 10:20
 


         Plus aimante est  la pluie
         Que les manies des  hommes,
         Toujours prêts à juger
         Prompts à mettre au gibet,
         Les ennemis qu'ils s'inventent...

         L'averse,  de tous ses doigts
         Impose sa musique,
         Ses trilles et doubles-croches,
         Partition symphonique
         M'inondant de joie!

         Le jour s'immisce enfin,
        Je ne suis pas qu'humain,
        Si ce mot a un sens
        Après tant de carnages
        Perpétrés dans l'Histoire!

        Fuyons les corps statiques
        Occupés à se vendre
        Aux systèmes sociaux,
        Que rampent les scolopendres!

        Le chant de l'eau ravive
        Une mémoire millénaire,
        L'échange est ainsi fait
        Que l'harmonie s'opère,

       J'éprouve l'onde fidèle
       Me rinçant jusqu'aux os,
       Je bois jusqu'à la lie
       Une présence amie!

       Les gouttes pas à pas
       Dessinent une lyre,
       Recouvrant à loisir
       Ma peau pétrie d'émoi,

       Ô abeilles de la pluie
       Mes tendres amoureuses!
       Jetant sur moi un châle
       De baisers accomplis...

       C'est un ballet radieux
       D'aigrettes et de huppes,
       Dans l'espace hérissé
       De fragments amoureux,

      J'accueille l'eau fraternelle
      Ma soeur,ma promise,
      Dont les gammes se succèdent
      En cascade sur mon coeur!
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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 10:26
                                                Mémoire de l'innocence...



             Ne voudrais-tu pas mon amour,
             Que l'on protège
             Ces lieux où dure encore la neige,
             Ces moments de l'enfance
             Dont on a tant besoin
             En ces temps assassins!

             Ô laisse-moi te parler
             Des vallons au coeur nu,
             Replis de la tendresse
             Douceurs de fontanelles,
             Autant d'envers du ciel
             Couverts de pluies d'étoiles
             Tombées des nébuleuses d'arbres...

              Là,se cachent des êtres
              Qui vont le coeur inquiet,
              Au fond de toute forêt,
              Pour noyer leur visage
              Dans la mer des feuillages...
              Et qui,sans cesse partagent
              De l'univers,les secrets!

              En ces recoins magiques,
              Semblables aux creux de tes épaules
              Aux voûtes de tes pieds...
              Dans ces berceaux de l'attente infinie,
              Nos anges animaux décrivent le paradis!
              Epousant ardemment les courbes
              Des sorbiers,des fougères,
              Ils sont la vie entière...
      
              Dans la paume d'un ravin,
              Entends-tu mon amour
              La joie des marcassins
              Fêtant la grâce du jour,
              Leur âme vibrant à l'unisson
              De tous les horizons!

              Biches,mésanges huppées,écureuils,engoulevents,
              Déploient l'immense mystère
              De la félicité...

              Les lèvres des ruisseaux
              S'ouvrent aux iris jaunes,
              La terre offre son lit
              Aux gestes innocents!



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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 14:41
(à l'Autre-humain,animal...-à Toi)


On attente à ta vie
De toutes les manières,
Aujourd'hui comme hier
Tu subis l'infamie...

Sous prétexte d'engendrer
On se sert de l'enfance,
Comme d'un pis-aller
Galvaudant l'innocence!

L'illusion d'exister
A de nombreux adeptes,
Cherchant à assouvir
Leurs moindres désirs,

Le pouvoir les grise,
N'ayant jamais assez
De prise sur la réalité,
Ils tuent la liberté!

L'imposture générale
Fait chaque jour des victimes,
On saccage,on viole,on pille
Les ruches de la mémoire!

Quantité de fantômes
Croient diriger leur vie,
Ce ne sont que des gnomes
Pénétrés de folie!

L'hypocrisie est Reine
Au royaume des vandales,
Qui ne pensent qu'à baiser
Baffrer,jouer en Bourse leur blé!

Niant toute richesse intérieure
Aux créatures inquiètes,
Les prédateurs aveugles
Ont tous pignon sur rue...

La plupart des hommes
Depuis toujours sont traîtres,
A la vie qu'ils reçoivent,
Exerçant sans vergogne
Leurs pulsions égoïstes,

Ô vous,mes frères,mes soeurs
N'êtes-vous pas las de tant d'horreurs!
Sept milliards d'humains sur la Terre,
Mais combien par amour?

Ô toi,l'être qui aspire
A vivre l'harmonie...
Tu ne te reconnais pas
Dans une histoire humaine
Frappée d'ignominie!

Mettre au monde n'est pas
Une sinécure en soi,
C'est toute une réflexion
Sur le sens de l'amour,
Ce qu'une rencontre veut dire
Et met en oeuvre...
Loin des plaisirs factices
Qui sont des leurres...

Te vivre dans l'étonnement
C'est déceler en toi
Des paysages inouïs
Echappant à l'oubli!

Je vis pour ton mystère
A travers toute attente,
Le monde a tant souffert
De conduites affligeantes,

Le premier enfant entre nous
Nait à travers la distance,
Le teint rose de patience
Il a de tendres joues...

L'amour est un ciel immense
Où la joie des oiseaux
Frise l'air de vaguelettes
Résonnant de souvenirs d'enfance...

Je creuse en moi le monde,
A mesure du manque à vivre
Infligé à tant de peuples,
Pour qu'une autre vision
Des choses voie le jour!

Tant l'onde de tes cheveux
Que les marées de ta robe,
Recouvrent les champs de blé
D'ocelles claires et sombres...

Je t'aime pour tout le temps à vivre
Des arbres berçant les nids d'oiseaux,
Je t'aime pour chaque île courtisée par la mer,
Je t'aime pour toute vie exaucée
Dans ses aspirations profondes!
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21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 08:27

 

                             A toi,Anna Politkovskaïa...(seul compte le don de soi,qui annihile

                                                                   la mort et l'absence-d'être-au monde).

 

            C'est à partir de toi

            Que l'univers prend un sens,

            Depuis les origines de ta venue...

            Toi,dépositaire des voeux des disparus

            Rêvant tous,à ton avènement!

 

            Que tu sois là,fait reculer l'horreur,

            Tu signes l'abolition des crimes quotidiens...

            Jamais plus d'holocaustes,d'abattoirs de toutes sortes,

            Avec toi,la mémoire est soeur de liberté!

 

            Tout prend corps grâce à toi

            Parmi les fleurs des champs,

            Au coeur tremblant d'océans étoilés!

            Par la magie de ton Nom

            Le monde retrouve espoir...

 

            Avec toi,il y a toujours,plus loin

            D'infinies encolures de collines

            Et des fontaines de buissons!

            Voici tes gestes tant attendus

            Qui allongent les crinières des nuages...

            A chacun de tes soupirs

            Les forêts rassemblent(sous leurs robes)leurs troupeaux,

            L'écume des feuillages baigne l'azur,

            Le don de ta présence

            Eblouit toute vie...

            Grâce à toi la beauté en tous lieux

            S'épanouit!


 


 

                                  Magie des Paysages...

 

               Le creux de tes mains

               Recèle une voûte lisse,

               Un ciel de prairie,

               Une robe coquelicot

               A la douceur vive...

 

               Des fleurs mauves

               Cerclées de neige

               Habitent derrière tes genoux

               Là où frémit un rêve

               Vallon de paradis!

 

               Dans le creux de tes pieds

               Des lacs de montagne

               Ont élu domicile,

               Tendres comme les nuages

               Hôtes qu'on voit danser...

 

               Un tapis de pétales

               A l'intérieur des coudes,

               Etend les saisons d'aimer

               Pour les plumes de mes baisers!

    

               Dans le creux de ton cou

               J'ai pris des rendez-vous,

               En pays de clairières

               Parfumées de fougères...

  

               Au sommet de tes épaules

               Se nichent des étoiles,

               Des jours de lunes blanches

               Trois ou quatre bosquets roses!

 

               Dans tes jardins secrets

               Fleurissent des lilas blancs,

               Des mousses imbibent le temps,

               J'entends le clapotis des sources...

 

           

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