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  • : le blog poesielavieentiere
  •   le blog poesielavieentiere
  • : À travers une poésie lyrique et engagée, il me semble urgent de témoigner de l'importance d'une parole profonde, vive et dense incarnée dans la vie de tous les jours en accord avec nos actes, afin de pallier l'absence à vivre de trop d'humains se satisfaisant de vivre tels des fantômes dans cette vie...Témoigner à partir de l'amour, de la mémoire, de l'innocence à vivre, au nom des peuples humains et animaux disparus et actuellement vivants, en peine d'harmonie.
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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 19:19

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à la mémoire vive

de Camille Lepage et

de toute vie à travers elle...

Elle tient promesse

Au fil du temps

Poisson mouvant

Qu'elle fait danser avec adresse

Entre ses rubans, ses sillons

Elle nous caresse

Jusqu'au fin fond

De notre âme

C'est toujours le printemps

Quelle que soit la saison

Cet Amour de rivière

Pour un ondin en pâmoison

Sous le charme d'i-celle

Bergère guidant les prés

Confidente des troupeaux

Elle tient tendresse

Mot à mot

Qu'elle tisse

A chaque pas

Sans se dédire

Effleurant les saules

Qui n'en peuvent mais

Ce qui s'appelle chérir

A tout va, unanimement

Séance tenante et à jamais

Divine présence dont l'innocence

Fait de l'ombre au néant

Ô ce langage chuchoté

Ces détours au flanc des berges

Recelant telle orée

Le Martin-pêcheur veillant sa couvée

Toute la mémoire du monde !

Nous sommes rendus à l'enfance

Ses secrets puisés aux étoiles

Du fond de l'eau

Runes stellaires, fenêtres vers l'infini

Notre fidélité à vivre

Témoignant de ce qui nous échoit

Par la rencontre bouleversante

Cette parole de l'Autre, ses choix

Une rivière de mots, de gestes ondoyants

Nous fécondant d'Amour vif.

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 09:37

Lieu de l'infini

Jardin au Nom

Parfumé d'aurores

Veillant un azur

Sans regrets ni blessures

Divin est l'Arbre

L'univers danse à chaque branche

L'espace veiné d'intentions pures

Vibre au rythme de résilles sensuelles

Feuillages en eaux profondes

Je cède au chant de l'oiseau

Confident magnifique

Ensoleillant collines et prairies

De fourches vives en chemins

Voici l'arbre voilier

Sa mâture, ses haubans

Caressés par le vent

Tant de promesses à vivre

L'écorce offre ses labyrinthes

Des paysages toujours nouveaux

Où mes pensées voyagent

Je pose mon visage

A marée basse d'un géant

Pachyderme ceint de fougères

Trompe et défenses dressées vers l'empyrée

Sa démesure est l'Unité

Tel un soleil faisant la roue

Il prend racine en moi

Faisant miroiter mes sources

Je suis fécondé d'éternité.

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 16:54

Lettre à Camille Lepage

Dans la distance à vivre

Nécessaire pour accueillir tes mots

Goûter tes actes de tous les jours

Je prends le temps de t'écouter

Partageant avec toi ( par-delà le temps

et l'espace ) le pain de la mémoire

Qui nourrit les coeurs épris

De vérité, d'échanges authentiques

Tels que tu les concevais

A travers ton travail de photo-journaliste

En Centrafrique

Cette passion de témoigner

( des conditions de vie des autres )

Qui te menait, est aussi la nôtre

Afin que vivre ait un sens

Et que le monde acquiert un visage

Celui de l'amitié sincère, de l'amour pur

De la solidarité, portées envers toute vie

Si précieuse

Merci Camille, ô merci

Pour tout cela qui nous bouleverse

( après tant de tragédies passées et

encore présentes en 2014, celle de ta mort brutale )

Avec toi, ayons à jamais le désir chevillé au corps

Que l'entraide, l'attention vive

Prévalent envers tous !

Eternellement tu vis en nous

En notre être fécondé par tes engagements

D'une générosité sans faille

Aujourd'hui nous éprouvons tellement

Ta présence à nos côtés

Par tout ce que tu nous laisses

De photos brûlantes, d'écrits chaleureux

Que notre regard sur les choses

Les mouvements de notre âme

Sont imprégnés de toi

De tes influences majeures, divines.

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 14:10

 

 

   Chant de mon secret 

    En courbes et ruisseaux 

    Rides sur la terre 

    Ondes d'amour toujours nouveau

    Dont j'entoure toute vie 

    Le coeur brûlant 

    D'attention portée vers l'autre 

    L'arbre en moi est le lieu 

    Vers l'infini tendresse 

    Murmurée aux étoiles 

    Mes dulcinées

    Recevant à leurs pieds 

    Des bouquets de feuilles 

    Étoiles humaines, animales 

    Mon mystique verger vibrant

    Sous la Voie lactée, ses baisers d'écharpe 

    Au cou du temps d'aimer 

    Au plus fort de mon arbre 

    Se lovent des hameaux, des villages 

    Nids à la beauté féconde 

    Cortège de soleils en fleurs 

    Jours épousant les nuits 

    A chaque branche un visage

    De prairie ouvre un chemin 

    D'absolue douceur 

    On y veille d'herbe en herbe 

    Le faon à peine né 

    Mon frère, ma soeur

    Bourgeon d'innocence 

    Conjurant - de l'Histoire humaine - l'horreur

 

    Enfaon de la mémoire 

    Sache combien je t'aime. 

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 17:07

 

 

   En leurs méandres, les fougères

    Bercent un amour secret 

    Parfumé d'ombres et de lumières

    Sur le chemin des anges

    A hauteur de mystère

    D'âme pure

    L'infini à vivre ouvre ses pétales

    Embrassant l'azur

    L'immensité de l'Être

    Nous ne sommes qu'Un

    Rien ne passe dans l'oubli 

    La voûte céleste regorge d'étamines

    Chaque coeur humain, animal

    Est un calice de vie 

    Vêtu de plis ravissants 

    Demeure ouverte aux quatre vents 

    De la passion 

    Les oiseaux caressent l'horizon

    Étiré de nos désirs 

    Comblés d'innocence 

    De baisers en baisers 

    Le temps fait son nid 

    Dans nos galaxies éprises de beauté 

    L'Univers est en fleurs 

    Je sens la lune féconder

    De son museau vif-argent 

    Mes forêts profondes

    Jusqu'à mes tapis de mousses bleues

    La vie me fait sans cesse l'amour

    A l'aube, j'aurai encore du pollen plein les yeux ! 

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 14:32

 

 

Le bleu de vos tresses est partout, baisant la terre

Ô divines aux doigts fins, louées soient vos caresses ! 

Vêtues d'un rien, d'une brise, mes princesses 

Au fond de la vallée dispensant vos mystères

 

Tout une lyre joue la magie de l'amour

Depuis la danse des jours jusqu'aux chants de la nuit 

Pour vous, je tourne toujours la tête à demi

Surpris par vos élans, le choix de vos détours

 

J'apprends par vous le cercle des renaissances 

Votre coeur fait son miel de la fleur des secrets 

Que la truite arc-en-ciel explore sans arrêt

Prêt des berges blondes où mûrissent les anses 


Je viens vous retrouver bien souvent dans vos rêves

Le long des bords ardents, signe de votre jeunesse

M'accrochant aux replis de vos robes d'ivresse

Le malstroëm des passions ne connait pas la trêve 

 

Par une joie d'enfant nous pressant aux balcons 

Les oiseaux et moi-même fêtons votre jouvence 

Vos pieds nus à l'infini rythmant la cadence 

La beauté sur vos seins libère ses moissons 

 

Lorsque vous souriez, éclairant les prairies 

Le monde fait peau neuve dans un ravissement 

Des rubans de neige ceignent vos parements 

Sous les arbres conquis, vous magnifiez la vie 

 

Les peuples en exil trouvent en vous l'harmonie

Mille étreintes formant la trame du désir 

Ô ondines, vos bras nous comblent de plaisir 

Vous avez tant soucis de tous en vos lacis ! 





 

 

 

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 15:25

 

Aux victimes de Syrie, du Soudan, de Somalie, du Yemen, etc. 

A toute vie aussi bien humaine qu'animale, martyrisée, oubliée,

trahie...

 

 

Au coeur du temps à vivre

Je tisse la plénitude

Le chant d'une présence 

Préservée de l'oubli 

Tout un parler profond 

Par l'amour agrandi 

La joie en plein midi

Je célébre l'innocence

Une richesse d'attitudes

Que le mystère délivre

À chaque fois qu'un être 

Fait danser l'horizon 

Devant mes yeux ravis

Humain ou animal

En ma poitrine lovés

La mémoire est ma raison

De lutter, d'espèrer

L'éternelle unité recèle tant d'univers

Qu'il m'incombe de choyer

Familles, troupeaux, forêts

Je vous comble de mes pensées

Nos désirs nous rassemblent 

Mes mains caressent vos visages

Issus d'un même lignage 

Rien ne saurait nous séparer 

Nous ne sommes qu'un seul être

Recevant les baisers du jour et de la nuit

Le soleil nous ouvre ses villages

Les champs de blé de la réalité

Faits d'accueils bienveillants 

Dont nous fûmes sans cesse privé

De meurtres en maladies

Pollutions, misères à n'en plus finir

Divorces comme clefs de voûte du désir

 

Il est grand temps d'aimer 

 

La Terre nous offre ses rivages

En fûmes-nous une seule fois transformés ? 

L'inconscience déployant ses ravages

Tant de foyers décomposés

 

Il est grand temps d'aimer 


La douceur règne dans les feuillages

Contre les mains, les voeux exquis

D'écureuils posant les gages

De cheminement accomplis. 

 


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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 12:58

Aux victimes humaines et animales de toute catastrophe économique, sociale, écologique, dictatoriale

 

 

 

 

 

Je vous parle d'un amour

 

 

 

Peuples en soi portés
Dans les galaxies du coeur
Humains, animaux, frères et soeurs
Nul ne doit être oublié

Je vous parle d'un amour
Ayant choisi l'innocence
Fougère entre les rochers
Perdrix parmi les blés
Rivière toujours en partance
Chemin déployant ses détours

Je vous rejoins avec ferveur
Ouvrant pour vous ma demeure
Créatures à qui je voue fidélité
Une attention de rigueur
Repoussant l'infamie, la misère
Je vous accorde ma confiance
Mes mosaïques de forêts
Où libérer votre insouciance

Je vous parle d'un amour
Ayant choisi la transcendance
Quand le soleil sur les fleurs
Projette sa semence
Celles-ci parfument leur robe
D'étamines de joie
Peuples de partout, je vous serre contre moi
Faisant disparaître tout effroi
Je bâtis une famille grâce à vous
Rien ne nous sépare

Je vous parle d'un amour ayant choisi l'abondance
De printemps sans arrière-pensées ni réticences
Offrant leur vie à chaque instant
Abeilles fées exauçant les voeux les plus fous
Vergers noyés d'herbes jusqu'aux genoux
Honorant chaque rendez-vous
Près des collines enceintes d'espoir

Je vous offre le lit de la mémoire
La douceur d'un Eden préservé
Sur qui veille Séléné
Sa parure, frissonnante moire
Abreuvant Gaia de baisers

Une moisson de caresses
Portée vers votre coeur
Par les étoiles en fête
Etendent l'impensable
La paume des nénuphars
Sur l'onde ravivée
Les joues pleines de fard
Un champ ceint la rivière
Il y a des jupons chauds sous les arbres
Les oiseaux jouent sur du velours
Nageant en plein océan
Embrassant les feuillages
Leurs puits, leurs vallées, chainons d'éternité

Une biche porte à son cou l'horizon
De toute sa joie d'être au monde.

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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 10:18

 

 

     Arbres de toute une vie d'accueil 

       Ouvriers de l'offrande 

       Arbre de la mise en abime 

       Où je puise chaque jour l'élan à vivre

     Arbres d'aucun geste de trop ou déplacé

       Compagnons du juste milieu de l'amour

     Dans le secret des oiseaux

       Arbres-pluies, soleils, neiges, fleurs 

       Arbre à la joie enfantine 

       Comme je crois à vos promesses de branches

       Où le vent rit, gémit

       Arbres villages 

       Je bois à vos cratères d'écorces lunaires

       Je goûte vos troncs délicieusement chiffonnés

       Mes frères en confidence ! 


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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 07:47

Nue

 

 

     Toute une forêt est entrée

       Nue, aujourdh'ui en moi 

       Avec ses silences, ses clameurs d'oiseaux

       Son Histoire, sa Création, ses marcassins

       À truffe humide 

       Sans s'annoncer elle est venue

       Au plus fort de son éternité

       Elle est entrée, sans coup férir, sans apprêt

       Avec ses assemblées de racines

       Ses engouements d'ombres

       Ses pluies de feuilles débordant ma vie

 

       Toute une forêt et sa mémoire d'étreintes

       Palliant l'absence à vivre des Hommes. 

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