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  • : le blog poesielavieentiere
  •   le blog poesielavieentiere
  • : À travers une poésie lyrique et engagée, il me semble urgent de témoigner de l'importance d'une parole profonde, vive et dense incarnée dans la vie de tous les jours en accord avec nos actes, afin de pallier l'absence à vivre de trop d'humains se satisfaisant de vivre tels des fantômes dans cette vie...Témoigner à partir de l'amour, de la mémoire, de l'innocence à vivre, au nom des peuples humains et animaux disparus et actuellement vivants, en peine d'harmonie.
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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 09:46



         Diaprure des jours libellules
         Etendant leurs vitraux ailés
         En moi
         Pris dans un lacis de joie
         Ces jours de tes mains, ta voix
         Creusant les labyrinthes
         Me permettant de cheminer
         Vers Toi
         Toujours hors d'atteinte
         A chaque fois que je tente
         Une approche en direction de
         Tes archipels tutoyant le ciel
         Ton pull rouge qui flamboie
          L'éventail de tes cheveux à claire-voie,
         Je te reçois
         Par tous temps
         Contre mes éteules trempées
         De tes soleils, tes pluies
         Tu t'immisces, quoi que tu fasses
         Jusqu'aux moindres interstices
         De mes secrets murmurés
         Je te reçois à satiété
         Sur mes sources dénudéees
         Hérissées d'oiseaux
         A l'appel de tes doigts...
         Tes jours embrasent mes rivières
         Mes herbes sont renversées
         Je me love au creux de tes pieds
         Happé par les frondaisons de ta robe
         Qui ondoie à foison, subjuguant l'horizon
         Tu rentres en moi
         Des hirondelles plein les bras
         Tes yeux fleurissent mes mimosas

         J'ai renoncé aux envies de la multitude
         Pour mieux me souvenir de Toi
         Du premier jour de ta venue

         T'être fidèle
         C'est préserver la mémoire du monde
         Son devenir
         Afin que naisse pour tous la beauté
         Une Vie de tendresse à partager

        Je n'ai pas cédé aux marchands d'illusion
         Prônant l'Amour facile, la trahison,
         L'oubli de l'innocence
         AIMER C'EST T'ATTENDRE
         Le coeur emmailloté de silence
         Tenu en laisse par la neige
         L'immensité à vivre de ta venue
         Toujours annoncée
         Au gré des couleurs ravivées du désir
         Tes marées de blé mûr
         L'écureuil qu'on voit au loin
         La lune comme un fruit pur

        Tu es la fleur non cueillie
        Le champ de coquelicots
        Que la brise délie

        Je me suis habitué à te dire adieu
        Te gardant à jamais une place de choix
        En mon coeur tournesol

        La nuit, tes forêts entrent dans ma chambre...
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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 10:06


       C'est toi, souveraine,
       Que le monde attendait pour revivre,
       Cet absolu de tous tes gestes,
       L'hymne de ta présence...

       L'univers s'émeut de bouger au creux de tes mains,
       Tes reins, tes pieds,
       Tu es là parmi nous,  le chaos se soumet !
       Les plaine saturées de rosée, offrent la délivrance
       A tant d'âmes en peine,

       Les icônes dépoussiérées donnent vie
       A des êtres de chair et de coeur,
       Enfin tu es là...Accomplissant les voeux des disparus,
       Rêvant chaque jour d'unité...

       Les foules serviles rompent leurs liens,
       Tu es là...
       Ô femme, tu  veilles sur les coupoles des forêts !
       Maintenant haute la flamme des peupliers, des bouleaux,
       Tu es là...
       L'amour aura moins froid au cou tendre du geai,

       Radonèje revit, les pélerins sautent de joie !
       L'Ob et l'Iénisséï donnent une eau pure
       Aux juments et leurs petits,

       Les paroles défaites...Comme tu les ranimes !
       Sur le toit des isbas,
       Trottent quantité de petits chevaux rouges en liberté...
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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 18:30


         Ta voix, en foule renversante,
         Brusque vies et morts,
         Dans un ravissement,
         Par son règne toujours nouveau,
         Ses départs de flamme
         A pointe bleue,
         Ses rives obstinées,
         Ta voix monte en neige le temps...
         Mouillant de ses chants les marronniers fleuris,
         Arrosant le corps de l'univers,

         Ô ta voix, cette tour d'air pur !
         Sa sève brûlant l'horizon,
         J'écoute ses sources à flancs d'abimes,
         Coupées d'ombres et de racines,
         Sur la faille grandissante du jour...

         L'infini s'éveille sur tes lèvres,
         Je me retourne où pleuvent tes cheveux,
         C'est contre eux que les lilas deviennent sucrés,
         Parfumant les juillets de tes doigts,

         Un coeur lilas bataillera toujours
         Entre tes seins de neige,
         Un coeur apaisé sans y penser,
         Epousant les calices de ta beauté !
        
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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 17:18



         Au long des chemins creux,

         L'Amour fait son lit,

         Les membres brûlant de replis,

         Jours et nuits y mêlent leurs aveux,

         Le monde devient si léger,

         A écouter le chant des sources,

         Leurs lèvres déployées

         Parmi les mousses...

         Le temps tressé feuille à feuille,

         Accroît les méandres des vallons,

         Le soleil en exil sur les seuils,

         A laissé au loin ses clairons,

         Joue à joue contre moult horizons,

         Un chevreuil montre sa joie,

         Embrassant à foison

         L'univers qui verdoie,

         Tout en nous rapprochant des abîmes,
         A chacun de nos pas,
         Nos rêves caressent les oiseaux des cimes,
         Par-dessus les toits...

         Les arbres mages, nous enivrent,
         Etendant leurs robes denses,
         Brisant des réalités, le givre,
         Pour une fraternité plus dense !

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 18:37


       Ils recentrent les choses
       En les donnant à vivre,
       Tout l'Amour qu'ils composent
       Chaque jour nous délivre...

       L'univers des feuillages
       Nous comble de vie intense,
       Animée de villages,
       Roses de notre enfance !

       Dentelles et robes sont de mise,
       Au bord des chemins,
       L'écureuil n'en fait qu'à sa guise,
       Enflammant le coeur des ravins,

       Approchez passants, vos mains du foyer,
       Où nombre de collines bleues,
       Enseignent la générosité,
       Tous les oiseaux en tombent amoureux !

       Je nais et meurs chaque jour,
       Dans  vos bras frissonnants,
       Ô arbres de mes amours,
       L'éternité s'abreuve à vos gestes innocents...

       Vous surgissez à flanc de prairie,
       Telles des îles étoilant l'océan,
       Guidant nos pas au milieu des nuits,
       Vous repoussez au loin le néant,

       Il fait soleil en vos bergeries,
       Cordillères d'écorces, éprises d'horizons,
       Sur la portée musicale des nids,
       Le vent joue à saute-mouton,

       Arbres de la mémoire, ô visages amis !
       J'embrasse vos orages,
       Ruisselant d'infinis,
       Fenêtres sur maints paysages...
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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 17:29


     Quelle que soit l'heure, le ciel est ma demeure,

     Que je sois prince ou voleur,

     Parfois les deux à la fois,

     Auprès de la lune, j'ignore le froid,

     Les étoiles sont ma loi,

     Je danse au milieu des fleurs !

     Quelle que soit l'heure, un champ fait mon bonheur,

     Que je sois paysan ou jongleur,

     Souvent les deux à la fois,

     Contre l'herbe je n'ai jamais froid,

     Les vaches portent leur robe de soie,

     J'écoute l'univers, ma tête sur leur coeur,

     Quelle que soit l'heure, un arbre est mon sauveur,

     Que je sois oiseau ou rêveur,

     Toujours les deux à la fois,

     Dans les feuillages, j'évite le froid,

     A chaque voûte, surgit la joie,

     J'épouse mille mondes qui chatoient...

     Quelle que soit l'heure, une rivière est ma soeur,

     Que je sois artiste ou cincle plongeur,

     Forcément les deux à la fois,

     Entre les flots, j'escamote le froid,

     A chaque pli, une Ondine se déploie,

    Son innocence me comble de ferveur...

     Quelle que soit l'heure, la pluie est mon Amour,

     Quelle me pince ou me transperce,

     Je lui dois tous mes émois,

     Talons aiguilles, lianes, herses,

     Ses actes ont raison de moi,

     Je m'épanouis au son de sa voix,

     A n'importe quelle heure, la neige a mes faveurs,

     Je nais, je meurs sous ses gestes enchanteurs,

     En son sein, je ne réponds plus de moi,

     Un trop-plein de caresses épuise la malheur,

     De chapeaux et manchons la nature s'accroît,

     Une infinie présence embrasse les sous-bois...

 

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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 14:14


       Pieds nus sur l'horizon,
       Elle fait le plein de caresses,
       Berçant l'azur de tendresse,
       La terre lui donne raison...

       Les vagues sont des oiseaux,
       Prêts à l'envol, ô farandoles !
       L'univers est sans idoles,
       Partout ses actes sont beaux,

       Les algues crissent sous la main,
       Dans une ardeur totale,
       C'est un quotidien idéal,
       Que la mer polit sans fin,

       Tant de danses nous reviennent,
       De pays lointains,
       On se régale de jardins,
       Alentour vibre une douce laine,

       Les seins nus, elle voyage,
       Il y a des baisers pour chacun,
       Que l'on soit sirène ou marin,
       La mer ne fait pas son âge,

       Elle brasse soleil et neige,
       Mêlant son corps à d'autres corps,
       Les vivants comptent autant que les morts,
       A travers l'écume toujours vierge...

       La lune se multiplie, entre les plis
       De robes aux mille fruits !

      
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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 19:00


        Entre tes doigts fleuris
        Chante la vie,
        Le jour apprivoisé,
        Charmé par les pétales,
        Tes ongles peints !

        Le plaisir se dresse
        Blanche rivière en liesse,
        Un arbre croît soudain,
        Contre ta main !

        Tu fais venir la sève,
        L'univers s'allège,
        Ô tendre piège,
        Pour un florilège !

        Le temps monté en neige,
        Inonde le calice
        De ta paume, ce délice,
        Rectrice d'un manège !

        Les blés en gerbe sont liés,
        Dans la chaleur de l'été,
        La meunière fait son pain
        D'un jouir adamantin...

        Le pollen s'envole
        Sous tes yeux miroitants,
        C'est une farandole
        De savoureux  moments,

        Les feuillages par vagues
        Balaient ta poitrine,
        Le présent s'illumine
        De fougères et d'algues...

        Mille printemps sont en feu,
        Aux soleils de tes dents,
        L'onde de tes cheveux
        Noie le firmament !
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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 16:28



         Le bleu de vos tresses est partout, baisant la terre,

         Ô divines, aux doigts fins, louées soient vos caresses !

         Vêtues d'un rien, d'une brise, mes princesses,

         Au fond de la vallée, dispensant vos mystères,

         Toute une lyre joue, la magie de l'Amour,

         Depuis la danse des jours, jusqu'aux chants de la nuit,
         Pour vous, je tourne toujours la tête à demi,
         Surpris par vos élans, le choix de vos détours,

         J'apprends par vous le cercle des renaissances,
         Votre coeur fait son miel de la fleur des secrets,
         Que la truite arc-en-ciel explore sans arrêt,
         Près des berges blondes où mûrissent les anses,

         Je viens vous retrouver bien souvent dans vos rêves,
         Le long des bords ardents, signes de votre jeunesse,
         M'accrochant aux replis de vos robes d'ivresse,
         Le maëlstrom des passions ne connaît pas la trêve,

         Par une joie d'enfants nous pressant aux balcons,
         Les oiseaux et moi-même fêtons votre jouvence,
         Vos pieds nus, à l'infini, rythmant la cadence,
         La beauté sur vos seins, libère ses moissons !

         Lorsque vous souriez, éclairant les prairies,
         Le monde fait peau neuve, dans un ravissement,
         Des rubans de neige ceignent vos parements,
         Sous les arbres conquis, vous magnifiez la vie...

         Les peuples en exil, trouvent en vous l'harmonie,
         Mille étreintes formant les trames du souvenir,
         Ô Ondines, vos bras nous comblent de plaisir !
         Vous avez tant souci de tous en vos lacis...

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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 16:12



            Contre la pente ombrée de tes gestes,

            Les vents s'émeuvent doucement,

            Sens-tu l'appel de l'ange innocent,

            Frôlant ton épaule d'une main leste ?

            Quand le printemps renouvelle ses baisers,
            L'amour est doux au ventre de l'écureuil,
            Des îles bleues surgissent entre les feuilles,
            On nous parle d'Eden enfin restitué...

            Tes pieds nus font jaillir les sources,
            Les champs de l'Amour sont immenses,
            De bourgeons en pétales, les vergers mènent la danse,
            Ô villages de ton Nom, où les hirondelles font la course !

            Nous croyons atteindre le réel,
            Mais les évènements nous dépassent,
            Au coeur des forêts, c'est toi que j'embrasse,
            Bercé par ta robe au goût d'airelles,

            Ô toi que j'aime à en mourir !
            D'un Amour qui ne dit pas son nom,
            Je te célèbre en toutes saisons,
            A tes genoux je ne sais plus que dire,

            Mais comment te rejoindre vraiment ?
            Alors que l'Histoire se répète...
            Il nous aurait fallu vivre autrement,
            Offrir à tous des chemins de fête,

            Or, tant de crimes survenus,
            T'ont repoussé au loin ma mie,
            Laissant place aux guerres, aux maladies,
            En niant l'Autre, c'est Toi que l'on tue !

            Si je suis là aujourd'hui devant toi,
            C'est pour te porter ce message brûlant,
            Des disparus en moi toujours présents,
            Troublés eux aussi par tes doigts délicats,

            Ensemble nous rêvons à ta chevelure,
            Fenêtre ouvrant sur le désir,
            Tes tresses creusent des sillons dans l'azur,
            L'univers vibre sous ton empire !

            Chaque être porte en lui le monde,
            Je suis enceint de moult créatures,
            Leurs paysages en moi abondent,
            Entre leurs mains bat mon coeur, ce fruit mûr...

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