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  • : le blog poesielavieentiere
  •   le blog poesielavieentiere
  • : À travers une poésie lyrique et engagée, il me semble urgent de témoigner de l'importance d'une parole profonde, vive et dense incarnée dans la vie de tous les jours en accord avec nos actes, afin de pallier l'absence à vivre de trop d'humains se satisfaisant de vivre tels des fantômes dans cette vie...Témoigner à partir de l'amour, de la mémoire, de l'innocence à vivre, au nom des peuples humains et animaux disparus et actuellement vivants, en peine d'harmonie.
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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 16:46

Baisers-nuits sur la terre

Ouvrant son coeur à Morphée

Caresses de Séléné aux océans

En confiance, sans arrières-pensées

L'amour règne, à qui veut l'entendre

Rien n'est séparé

L'argile est douce sous nos pieds

On habille le temps

De nos désirs secrets

Baisers-jours sur Gaia

Rendue à elle-même

Si nue que je l'aime

Lorsque ses rivières sinuent

Courtisant les prés

De toutes leurs lèvres

Chuchotant des mots doux

Baisers-vents fécondant les oiseaux

Les arbres, mariés pour le meilleur

Et le rire du soleil

Complice, jouant à je te donne

Tu me donnes, nous recevons

Tant de sensations qui résonnent

Loin à travers les strates

D'une mémoire millénaire

Baisers-pluies, épis de joie

Chants de blés lissant ma peau

Sans coup férir

Où naissent des mondes nouveaux

Baisers-robes des forêts

Renouvelant sans cesse les mystères

Au long cours

Elfes faons

Guirlandes de fougères

Mousses en archipels

Etreintes à vivre

Qui toujours nous délivrent.

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 17:04

Dans les replis des siècles

Criblés de nuits, sans nuances

A même l'horreur

Abîmes après abîmes

Par une chute sans fond

Jusqu'au point de non retour

La rupture est de règle

Les mondes parallèles

Des crève-coeurs

Les peuples se défont

Privés d'accords majeurs

Et refondent le monde

Loin des "élites" aveugles

On cherche le coeur des choses

Une écoute profonde

Rivière attentive au champ

Qu'elle subjugue d'un sourire

Sur le qui-vive, m'aime

Me suive, ce couple

De Martin-pêcheurs colorant

Le vent, à perdre haleine

Pour un gain de bonheur

Les feuilles des arbres recèlent

Des chansons d'amour

Issues d'anges se piquant

De goûter aux joies de l'échange

( de lèche-anges... )

Une fougère juvénile

Exauce nos voeux les plus fous

On dirait l'espace d'un instant

Que l'on n'a jamais souffert

Bien que nos pairs nous aient trahis

Que l'héritage soit si lourd

Chaque fleur témoigne d'un recours

Ses pétales caressant nos joues

Eté divin, neige rose

L'innocence au goût de miel

Anime le clavier des sources

Aujourd'hui, encore et toujours

De prairies en alpages

Nous lierons les moments partagés

En gerbes de beauté.

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 17:42

N'avoir de cesse, à chaque pulsation

Émise par toi, Pachamama

De chanter mon Amour

Pour tes robes océanes

Tes montagnes, oiseaux sur le départ

Séchant leurs ailes à l'horizon

Tes forêts tissées de mystères

Dont je suis l'un des arbres

Au corps innombrable

Caressant l'empyrée avec une attention

Ayant tellement manqué durant l'Histoire

Cette prudence si précieuse dans la distance

A vivre pour ce qui nous émeut

Beauté, liberté, innocence

Le visage d'un être

Etroitement lié à ton sort ô Gaia

Divins sont tes vergers sous la lune !

Nous ne sommes qu'un, au bout du compte

Répondant d'une considération, d'un respect

Dus à toute créature

Mes collines de fougères bercent

Des peuples esseulés

Partout sur la Terre, mes sources

Sont fidèles

Je marche, je danse toutes voiles dehors

Ecoutant les désirs de l'univers

Fleurir au fil des coeurs

Humanimaux...mes frères, mes soeurs

A qui je voue une tendresse sans bornes

Capable d'abattre les murs du malheur

Je suis enfant de Gaia.

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 16:50

Abimes à corps et à cris

De l'absence ayant frappé

Mes semblables humains, animaux

Soleils noirs ruinant leurs vies

Encore aujourd'hui

Jusqu'à saturation

Le point de non retour

Non amour

Perdition contre laquelle je me bats

De rues en associations

Pour conjurer l'horreur

Le froid

Bras levés vers le ciel

Je suis arbre mille fois

Bourgeonnant d'émois

Je fleuris l'espace commun

De désirs d'un monde meilleur

J'adhère au ciel, à la terre

Sans conditions, je me fais delta

Veiné de mémoire tenace

Le temps n'attend pas

Il sort de son lit

Démesurément

Je l'habille de mesures sociales

Lui construis un éco-logis

Entre nous c'est la paix des braves

On chante tous deux l'univers

Les îles vierges au sein des rivières

Où les oiseaux rassemblent

Les promesses des fées

Gouffres à coeur d'une présence

Tant souhaitée pour toute créature

Ravins tendres de paumes

Cou en à-pic vers les épaules

Propices à la caresse d'un baiser

Lumière retrouvée de l'innocence.

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 20:32

( à Camille Lepage, Alan Henning, James Foley, Steven Sotloff,

Hervé Gourdel, David Haines, Anna Politkovskaia, Brice Fleutiaux,

Ghislaine Dupont, Claude Verlon, etc. )

Jamais, je vous le dis, une information

Ne chassera l'autre, à mon coeur épris

Du souvenir de tous

Je suis contre la chasse

Je ne chasse que l'oubli

Au grand jamais le loup bleu

Ni aucun enfant de Gaia

Quoiqu'il arrive jour et nuit

J'accueille en moi toute présence

Dont je suis le berger

Comptant chaque étoile des champs

Les fleurs en toute galaxie

Les coquillages du fond de l'eau

Prolongent le lien par lequel

Rien ne se perd

J'épargne sous mes rochers des sources

A force d'attention, de veille

Partout où mes chemins s'en vont

Un arbre me touche par sa grâce

Des enfants humains, animaux

Croisent en moi leur innocence

Ils ne font qu'Un

Mes abeilles fidèles à leur ruche

Ont toutes un Nom

Souriantes comme des mimosas

Je ne divorce de personne ni de rien

Je suis au monde avec transparence

Ma maison, ma famille sont celles de l'écureuil

Du hérisson, de la Mésange nonnette

Il n'y a pas de militaires

Aucune malédiction du crime, ni trahison

Mais des jupes fraîches de prairies

Parfumées de papillons

Les coquelicots sont en émoi

Leur soie buvant l'azur

A l'horizon, nul fusillé

Mais le visage de la liberté.

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 20:31

On ne t'a pas laissé le temps

De vivre

Trahissant ta venue

A coups d'actes infâmes

Niant ta mémoire

S'en prenant à tout ce qui te constitue

Toute vie incarnée par ta présence

Mise à mal au fil de naissances

Si peu désirées

Au rythme de morts accélérées

Sur les champs de bataille

A travers la baisse des droits sociaux

Les atteintes environnementales

On ne t'a pas laissé le temps

D'éprouver, d'aimer

Selon ton coeur

Pris dans la spirale

D'un quotidien sans écoute

Véritable

Quand les humains croient se parler

Alors qu'ils sont à des lieues

Du centre des choses

Recouvertes d'oubli

Jour après jour

En ce monde divisé

Qui se souvient de toi ?

De ta démarche

De tes regards

Quand l'indifférence sévit

Quoiqu'il arrive, je pense à vous chers anges

Humains, animaux

A vos façon de vivre, d'espérer

Je pense à vos visages, douces prairies

Frôlant l'azur

Aux saveurs sucrées

Soleil et pluie liant en gerbes arc-en-ciel

Le temps moissonné

O mes amours innocents, ô mes anges

En votre âme qui vibre

Dansent les tresses bleues des blés !

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 15:07

Mes sous-bois marient leurs mystères

Mémoires vives

Avec les sangliers pour témoins

Leurs connivences garantissent un espace

Propice à plus d'écoute, d'échanges

Bienvenue au sacré

Sur le moindre layon

Les genêts sont gonflés de soleil

De cet amour qui s'émerveille

D'un rien

Chaque visage est ce jeune champ étoilé

Au milieu de la galaxie bleu nuit

Des forêts

Dont les rivages bordent les possibles

Préservés

Promesses de mondes libres

Non conquis

Au détour d'un chemin

Je mesure l'innocence à l'oeuvre

Que des vaches dispensent

Une douceur d'enfance

En leurs yeux chatoyants

O vaches mes soeurs, je bois aux sources

De vos longs cils de neige

De vos fronts bouclés

Loué soit votre lait mûri

Avec tant de tendresse !

Vous donnez à ce point

Sans attendre en retour

Unissant l'univers

Votre souffle chaud me rassure

Prolongeant le chant de l'aube

Les feuillages s'inclinent vers vous

En un accord gracieux

O fleurs rayonnantes des troupeaux

Baisers couvrant la terre d'une chaleur bienveillante

Etreintes savoureuses !

Nos frères et soeurs animaux

Travaillent à l'harmonie du monde

Par une présence ramifiée

Un recours nous laissant

Le temps de vivre

Sans indifférence ni jugement

Mais une curiosité, une sensibilité

Maints secrets partagés, en compagnie

D'une haie, d'un bosquet

Confidents des jours, des nuits

Tel verger sauvage avouant sa passion

Ce qui ne trompe pas

Le sens de l'amour divin en soi

Je rumine constamment

Cette mémoire-là.

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 23:41

Ce qu'on ne voit pas

L'envers du décor

A partir de la distance à vivre

Au coeur de l'insoupçonné

Une présence infinie

Sillons dans l'azur veiné

De sources vives

Arbre de la mémoire

Veillant un temps préservé

Loin des guerres, de la misère

Des atteintes portées à Gaia

Ce qu'on ne voit pas

Et a tant de poids

Git au fond de soi

Préservé de l'oubli

Fleur bleue où Novalis

Vit un visage

Ses joues diaphanes effleurant

Celles du papillon

Tendresse à laquelle je crois

Cette innocence comme un soleil

Ma raison de vivre, de chanter

La lune en robe de mariée

Sur le lac lui faisant allégeance

En frémissements impromptus

J'adore aussi des fougeraies

Leurs fjords à n'en plus finir

De se souvenir

Je suis peuplé de tout ce qui

Fuit les apparences

J'épouse l'insondable

L'espace offert à l'autre

( humain, animal... )

Pour qu'il vive

Au midi de l'instant

Rendu à l'amour

L'univers soudain s'épanche

Un champ avance son front ému

Vers la rivière

Corps épris

Souffles, sèves mêlées

Parfums d'étoiles

Secrets avoués

Je ne cesserai jamais d'aimer.

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 23:19

Ma soeur, mon frère, morts à Gaza

Tués en Syrie, en Ukraine, en Irak,

Au Tibet, En RCA...le désordre est partout

On n'a même pas le temps du deuil

Comment le jour peut-il encore venir

Après tant de nuits plus lourdes que tout !

Le jour et ses caresses sur la peau

De mon frère, ma soeur, c'était avant

L'horreur,

Le jour innocent à la naissance

De vos poignets, ma soeur, mon frère

Au coin de vos yeux, le jour

Épousant la commissure de vos lèvres

C'était avant

L'insoutenable

L'enfer toujours sur Gaia

La lumière dans vos cheveux, ma soeur

Mon frère, comme une main aimée

Vous frôlant de confiance

C'était avant

Est-il possible que cela ne soit jamais plus ?

Que l'on n'y ait jamais assez cru

Pour empêcher la guerre !

O ma soeur, mon frère, mes jardins d'amour

Dévastés par la folie meurtrière, le pouvoir

Et l'argent !

Que ce monde est schizophrène

Prônant les plaisirs particuliers partout

Dans les pays vendeurs d'armes, voleurs d'âmes

Laissant massacrer des populations entières ailleurs

Déjà privées de tout

De liberté, de dignité

Pierres, rivières sont couvertes du sang versé

La Nature prise à témoin est trahie

Elle aussi, frappée de tous côtés

Nul sanctuaire où se reposer

Où se tenir, pour l'ange effrayé

Même le vent a une odeur d'infamie

La mer roule des insomnies

O crève-coeurs de l'enfance bafouée

De l'innocence dépecée

Renaîtrons-nous un jour, pour toujours

À la tendre unité d'un azur

Sa paume bienveillante sur nos joues

Aussi fragiles qu'un visage

D'hirondelle, de papillon

Ma soeur, mon frère

Mes jardins d'amour

Vos baisers vers le ciel sont des baumes

Qu'aucun humain ne sait donner avec l'élan

Printanier, la nudité, qui vous sied à merveille

Réjouissant l'univers

O mon frère, ma soeur

Offrez-nous ( comme vous savez si bien le faire

sans penser à mal ) la joie de chaque jour

Reliant ce qui est perdu, dispersé

Par la grâce de vos jardins d'amour.

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 13:04

Tu es ma mémoire

Mon amandier en fleurs

Mon papillon de douceurs

Divine source vive aux berges parfumées d'ardeurs

Je crois en toi

Cher coquelicot aux tendres univers

Oisillon bercé dans les bras de Gaia

Nu dans ton nid au sein de l'arbre de Vie

Mais tu ne connais que l'enfer

Des bombes, la violence

Dans ce pays meurtri

A feu et à sang

D'un instant à l'autre

Des tueurs peuvent détruire ton Nom

Nier ton visage, fragiles paysages

Tant d'anges de ton âge sont

Déjà morts depuis des siècles

Leur innocence pulvérisée

Je pense à toi la nuit, le jour

A ce printemps que tu incarnes

Petite hirondelle de Gaza

Ensoleillant cette terre qui te porte

Frémissant comme toi d'amour à vif

Sans lequel rien n'est possible

Tu meurs à cause d'une guerre menée

Par des hommes ayant eux-mêmes

Eté enfants...L'Humanité entière est ainsi niée

A en suffoquer de douleur

O tragédies ayant tellement duré

Depuis des siècles

Cette trahison envers l'Autre

Toute créature sur notre Pachamama

Victime à n'en plus finir

De la folie réitérée !

Si bien que la vie ne peut faire rendre gorge à

La mort

A moins qu'un jour, l'attention minutieuse

Envers chacun ( humain, animal...) prévale

Ce mouvement du coeur

Fait de prévenance, d'écoute

Capable d'écarter l'horreur

O mon enfant, sache que ta liberté

Décide de la mienne

Combien elles sont liées

Je ne serai vraiment apaisé

Que lorsque tu le seras

En ton pays enfin libéré

Dès que Palestine vivra !

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