Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /Fév /2010 09:46



         Diaprure des jours libellules
         Etendant leurs vitraux ailés
         En moi
         Pris dans un lacis de joie
         Ces jours de tes mains, ta voix
         Creusant les labyrinthes
         Me permettant de cheminer
         Vers Toi
         Toujours hors d'atteinte
         A chaque fois que je tente
         Une approche en direction de
         Tes archipels tutoyant le ciel
         Ton pull rouge qui flamboie
          L'éventail de tes cheveux à claire-voie,
         Je te reçois
         Par tous temps
         Contre mes éteules trempées
         De tes soleils, tes pluies
         Tu t'immisces, quoi que tu fasses
         Jusqu'aux moindres interstices
         De mes secrets murmurés
         Je te reçois à satiété
         Sur mes sources dénudéees
         Hérissées d'oiseaux
         A l'appel de tes doigts...
         Tes jours embrasent mes rivières
         Mes herbes sont renversées
         Je me love au creux de tes pieds
         Happé par les frondaisons de ta robe
         Qui ondoie à foison, subjuguant l'horizon
         Tu rentres en moi
         Des hirondelles plein les bras
         Tes yeux fleurissent mes mimosas

         J'ai renoncé aux envies de la multitude
         Pour mieux me souvenir de Toi
         Du premier jour de ta venue

         T'être fidèle
         C'est préserver la mémoire du monde
         Son devenir
         Afin que naisse pour tous la beauté
         Une Vie de tendresse à partager

        Je n'ai pas cédé aux marchands d'illusion
         Prônant l'Amour facile, la trahison,
         L'oubli de l'innocence
         AIMER C'EST T'ATTENDRE
         Le coeur emmailloté de silence
         Tenu en laisse par la neige
         L'immensité à vivre de ta venue
         Toujours annoncée
         Au gré des couleurs ravivées du désir
         Tes marées de blé mûr
         L'écureuil qu'on voit au loin
         La lune comme un fruit pur

        Tu es la fleur non cueillie
        Le champ de coquelicots
        Que la brise délie

        Je me suis habitué à te dire adieu
        Te gardant à jamais une place de choix
        En mon coeur tournesol

        La nuit, tes forêts entrent dans ma chambre...
Par voltuan - Publié dans : poesie littérature lyrisme mémoire révolte - Communauté : Les Grands Poètes
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