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  • : le blog poesielavieentiere
  •   le blog poesielavieentiere
  • : À travers une poésie lyrique et engagée, il me semble urgent de témoigner de l'importance d'une parole profonde, vive et dense incarnée dans la vie de tous les jours en accord avec nos actes, afin de pallier l'absence à vivre de trop d'humains se satisfaisant de vivre tels des fantômes dans cette vie...Témoigner à partir de l'amour, de la mémoire, de l'innocence à vivre, au nom des peuples humains et animaux disparus et actuellement vivants, en peine d'harmonie.
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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 17:29


     Quelle que soit l'heure, le ciel est ma demeure,

     Que je sois prince ou voleur,

     Parfois les deux à la fois,

     Auprès de la lune, j'ignore le froid,

     Les étoiles sont ma loi,

     Je danse au milieu des fleurs !

     Quelle que soit l'heure, un champ fait mon bonheur,

     Que je sois paysan ou jongleur,

     Souvent les deux à la fois,

     Contre l'herbe je n'ai jamais froid,

     Les vaches portent leur robe de soie,

     J'écoute l'univers, ma tête sur leur coeur,

     Quelle que soit l'heure, un arbre est mon sauveur,

     Que je sois oiseau ou rêveur,

     Toujours les deux à la fois,

     Dans les feuillages, j'évite le froid,

     A chaque voûte, surgit la joie,

     J'épouse mille mondes qui chatoient...

     Quelle que soit l'heure, une rivière est ma soeur,

     Que je sois artiste ou cincle plongeur,

     Forcément les deux à la fois,

     Entre les flots, j'escamote le froid,

     A chaque pli, une Ondine se déploie,

    Son innocence me comble de ferveur...

     Quelle que soit l'heure, la pluie est mon Amour,

     Quelle me pince ou me transperce,

     Je lui dois tous mes émois,

     Talons aiguilles, lianes, herses,

     Ses actes ont raison de moi,

     Je m'épanouis au son de sa voix,

     A n'importe quelle heure, la neige a mes faveurs,

     Je nais, je meurs sous ses gestes enchanteurs,

     En son sein, je ne réponds plus de moi,

     Un trop-plein de caresses épuise la malheur,

     De chapeaux et manchons la nature s'accroît,

     Une infinie présence embrasse les sous-bois...

 

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commentaires

Reveyin 03/02/2010 11:29


Voilà tout en finesse tout en sensations tactiles (le froid aboli, la pluie, la neige aérienne,la soie )une transmutation annoncée: quand la pluie métaphorique se fait Femme , quand le symbolisme
de l'eau court tout au long du poème, jusqu'à la transmutation finale: l'eau se faisant aérienne, neige (thème souvent développé par Voltuan...), lien entre terre et ciel, entre la nature et
l'humain fait Femme éternelle: "la neige a mes faveurs"...tout cela est une rêverie entre ciel et terre, avec l'eau, la pluie comme liaison, l'eau des rivières, les flots où toute vie prend
naissance, rêverie d'Amour, nostalgique, des silhouettes surannées surgissent au gré de cette vision peuplée (chapeaux et manchons).

La poésie de Voltuan est un rêve éveillé qui, d'un voile embellisseur exalte la beauté cachée en toute chose , jusqu'à couvrir "les vaches...d'une "robe de soie", c'est une projection du moi
exultant, un hymne intériorisé, tout en nuances sensibles, à la Beauté des êtres des choses, comme un idéal chanté par un Verlaine, un Baudelaire quand" les couleurs et les sons se répondent " ;
ici c'est par le toucher et le son que se crée l'émoi...les sens (le toucher, pas le moindre) comme déclencheurs d'harmonie entre ciel et terre, entre corps et âme.