Le bleu de vos tresses est partout, baisant la terre,
Ô divines, aux doigts fins, louées soient vos caresses !
Vêtues d'un rien, d'une brise, mes princesses,
Au fond de la vallée, dispensant vos mystères,
Toute une lyre joue, la magie de l'Amour,
Depuis la danse des jours, jusqu'aux chants de la nuit,
Pour vous, je tourne toujours la tête à demi,
Surpris par vos élans, le choix de vos détours,
J'apprends par vous le cercle des renaissances,
Votre coeur fait son miel de la fleur des secrets,
Que la truite arc-en-ciel explore sans arrêt,
Près des berges blondes où mûrissent les anses,
Je viens vous retrouver bien souvent dans vos rêves,
Le long des bords ardents, signes de votre jeunesse,
M'accrochant aux replis de vos robes d'ivresse,
Le maëlstrom des passions ne connaît pas la trêve,
Par une joie d'enfants nous pressant aux balcons,
Les oiseaux et moi-même fêtons votre jouvence,
Vos pieds nus, à l'infini, rythmant la cadence,
La beauté sur vos seins, libère ses moissons !
Lorsque vous souriez, éclairant les prairies,
Le monde fait peau neuve, dans un ravissement,
Des rubans de neige ceignent vos parements,
Sous les arbres conquis, vous magnifiez la vie...
Les peuples en exil, trouvent en vous l'harmonie,
Mille étreintes formant les trames du souvenir,
Ô Ondines, vos bras nous comblent de plaisir !
Vous avez tant souci de tous en vos lacis...
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