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  • : le blog poesielavieentiere
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  • : À travers une poésie lyrique et engagée, il me semble urgent de témoigner de l'importance d'une parole profonde, vive et dense incarnée dans la vie de tous les jours en accord avec nos actes, afin de pallier l'absence à vivre de trop d'humains se satisfaisant de vivre tels des fantômes dans cette vie...Témoigner à partir de l'amour, de la mémoire, de l'innocence à vivre, au nom des peuples humains et animaux disparus et actuellement vivants, en peine d'harmonie.
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10 juillet 2007 2 10 /07 /juillet /2007 12:56

Face aux carcans économiques et sociaux, qui imposent le sport, le cinéma, la chanson, les loisirs de masse, en tant que divertissements majeurs du citoyen bien né...LA POESIE se révèle être l'ultime rempart de toute SPIRITUALITE(loin de toutes religions et autres sectes) opposée à l'uniformisation des sociétés humaines!LA POESIE SE VEUT CHEMINEMENT INITIATIQUE PROFOND, à l'écart de toute représentation platement anthropocentrique du monde! AGISSANT EN TOUS LIEUX ET TEMPS de "l'immensité", la PAROLE POETIQUE s'attache à briser le cercle des méfaits d'une certaine Humanité: en particulier, les infamies perpétrées par l'homme, qui agresse géographiquement, économiquement, politiquement la planète depuis toujours, asservissant L' AUTRE : la FEMME, qui aujourd'hui encore en  2006, doit se battre pour ses droits, sa dignité , sa liberté! Les "SANS" : sans-papiers, sans-toits, sans-emplois, victimes de "la BARBARIE LIBERALE" justement dénoncée par le sociologue Pierre BOURDIEU en 1995!

SOURIRE DU TORRENT

                        A flanc de montagne,

                        Un jeu de lumières entrouvre l'infini,

                        Reliant la terre au ciel,

                        En tiges d'eaux tressées,

                        Sous la fleur des nuages,

                        O sourire du torrent!

                        Semblable au ruban qui court sur ta robe,

                        Ceignant avec grâce un immense océan...

                        Les flots dansent parmi les fougères, les chapeaux-mousses des pierres,

                        Les sapins tirés à mille épingles,

                        Un éternel printemps,

                        Issu du haut des cimes,

                        (où les troupeaux de neiges se rassemblent...)

                        Libère des éclats de joie,

                        Comme autant d'oiseaux!

 

                                MA FILLE, MON FILS, à Venir...

A considérer le déroulement de toute l'histoire humaine,

Ce ramassis de guerres, de mensonges et de haines,

Que je n'ai pas voulu pour toi, mon enfant à naître!

Moi qui avais rêvé autrement le monde à tes pas...

 

A considérer ces vies de misère et d'absence,

Ces gouffres où des millions d'êtres furent broyés,

N'ayant jamais connu un seul instant d'Amour,

Comment ne pas vouloir te protéger du froid!

Mon cher enfant que je garde en moi...

Ô Fils que je berce dans les hautes fougères!

Ô Fille que j'enlace entre les méandres des rivières!

Comment ne pas retarder votre venue sur la Terre,

Chers enfants de toute la création,

Elans rêvés de toute l'Humanité,

Ma fille, mon fils, mes girafons aimés,

Ma fille, ma loutre à longue nudité,

Mon fils, mon faon aux genoux fatigués...

Acceptez que je reporte votre venue au monde,

Comprenez que je doive en soigner les blessures,

Que chaque jour qui passe voie s'effondrer les murs,

De conduites séculaires, d'habitudes ancrées,

Destructrices du Mystère, oublieuses du sacré!

 

                                     TISSERANDE...

L'étendue de ta beauté échappe à toute emprise,

Quand aller vers toi n'est pas de mise...c'est TOUJOURS!

Je pille le jardin de tes paroles, de tes gestes,

MA TISSERANDE!

Sous tes doigts l'air se détache en mottes humides,

Tes gestes ouvrent le métier de vivre

De leur provision d'eau vive (de motifs d'arbres aussi...),

Le feu dans l'âtre de tes cheveux se met à bourgeonner,

Tes pieds nus épousent chaque versant du jour

Qui foisonne de blé mûr...

 

                                        TON PRESENT        (à Semira Adamu,assassinée le 22/09/1998

                                                                   lors d'un rapatriement forcé vers l'Afrique...)

Pour tous les lointains,

Les lampes sous les feuilles,

Une mousse sur le toit,

La pudeur du lièvre blanc,

Un morceau de pain sur la table, un peu vieilli...

Ton présent nous fait vivre!

Aux grandes étendues dételées de l'Amour!

La voûte d'effusions de tes paroles

Rature un monde qui bouge,

Au seuil permanent de la révolte!

Et l'éveil d'obscures forêts, offre à de nouvelles terres

Des envies de liberté...

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