Mercredi 9 mai 2007

                                  DESIR D'UNE FEMME D'AVENIR !

J'ai le désir d'une femme d'avenir
Pour être présidente d'un pays:
LA FRANCE!
J'ai le désir d'une autre façon
De voir les choses,de les dire...
J'ai le désir d'un monde meilleur
Par la présence des femmes!

J'ai le désir du regard différent
DES FEMMES...
Qui nous montrent autrement
Ce qui est à vivre,
Par toutes leurs façons d'être
La profondeur qui les habite!
J'ai le désir de l'action d'une FEMME
A LA PRESIDENCE DE MON PAYS...

J'ai le désir de plus d'égalité,
De fraternité,de liberté,
Grâce au pouvoir d'une femme
SEGOLENE ROYAL !
Qui est actuellement la seule
A évoquer "une crise morale
Et politique"...

J'ai le désir d'un monde plus humain
Et plus juste!
J'ai le désir d'un monde où l'on respecte
L'autre dans sa diversité,ainsi que la planète
Dans toute sa biodiversité...
J'ai le désir d'un monde où règne
LE PARTAGE ET LA FRATERNITE,
J'ai le désir d'une autre façon
De faire de la politique:sans mensonges
Ni trompettes;sans prebendes ni corruptions!

J'ai le désir d'une vraie démocratie
Dans laquelle tout le monde à sa place,
Dans laquelle personne n'est laissé pour compte!
UNE VRAIE DEMOCRATIE...
Grâce à l'avènement d'une FEMME
SEGOLENE ROYAL !
Par voltuan - Publié dans : poesie littérature lyrisme mémoire révolte
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 11 avril 2007

Tout est fait pour nier la part intime des êtres! / Pendant que les spéculateurs rongent leur or /Qu'à la bourse des gens en délire gesticulent / Nouveaux marchands du temple! /Les gouvernants de la planète ont la part belle / Endimanchés dans leurs assemblées feutrées / Adossés à leurs privilèges, vêtus de costumes trois pièces / Une chevalière au doigt, de la bedaine en veux-tu, en voilà, / Ils règlent les affaires courantes...

SUR UNE JUPE

Rivières et champs, sur ta jupe feuillagée, mêlent leurs rêveries/

La terre rejoint l'immédiateté de l'eau/ Le jour multiplie les ilots de

lumière et d'ombre dans les ramées/ L'espace, comme évasé,

prolonge ses méandres/ Des caresses de branches et de ciels,

entourent amoureusement les fruits mûrs !/ Un coin d'horizon

creuse son lit dans l'aube communiante d'une peupleraie.../

Sur ta jupe, c'est toute l'étendue du Monde qui vit !/ Comment

ne pas vouloir se perdre dans tous ces paysages où s'entre-

croisent combes et cluses en plis de fragrances et souvenirs

jusqu'à tes pieds !/

                                                            CHAQUE JOUR QUE FEMME FAIT !

Toi que j'ai mise au monde

A partir du rêve de chaque créature animale,humaine éprise d'absolu !

Fuyant la dérive des incontinents aux désirs salaces...

Toi que je porte en moi tel un univers mystérieux

CHAQUE JOUR QUE FEMME FAIT !

Ta mémoire est un oiseau blessé...

Recueilli,soigné entre l'adret et l'ubac de ma vie

Je ne saurais aller vers toi selon cette mise à mort

Couramment pratiquée,par des générations

Voyant en toi l'opportunité d'affirmer l'appétit d'instincts grégaires

Susceptibles de tuer l'Innocence !

Ces humains-là se parlent,mais rien en eux ne transparaît

Que la surface des choses...

En s'en prenant à toi(même en pensée)

C'est au monde entier qu'ils portent atteinte !

Menaçant les fontaines de tes bosquets

Dont l'Amour inonde la voûte céleste...

Ô toi,dont les forêts enflamment les départs d'étoiles !

Toi,rivière aux lèvres magnifiant la campagne

Ô Femme,je voudrais te dire combien tu manques au monde!

Que n'as-tu enduré pour que l'on soit si éloignés l'un de l'autre !

Ô Femme,quand reviendras-tu ?

                                           ARCHITECTE DE LA MEMOIRE...

Le corps en fête,mains ouvertes,

Entrecroisant tes sillons,

Avec ceux du ciel et de la terre,

TU ES L'ARBRE!

L'UN, qui ne cesse d'être différent,

Dans la campagne qui nous rêve...

Tes chemins n'en finissent pas,

Des peuples entiers trouvent place

Dans tes lointains!

Evoquant la douceur de vivre ensemble,

Suspendus à tes lèvres,

Au moindre battement de feuilles(tes milliers de cils...)

Ô MON ARBRE,JARDINIER DE L'AIR!

ARCHITECTE DE LA MEMOIRE...

                                                A PASSION QUE VEUX-TU !

Je t'écris du noir des forêts

D'une houle énorme,où des veilleuses vacillent,

A chacune de tes paroles...

Feuille après feuille la Mémoire fleurit

A PASSION QUE VEUX-TU !

Du bout des branches chaque arbre se tutoie,

Il suffit d'un mouvement de tes poignets,

Du sentier blanc de tes bras frôlant

Gouffres et cimes sonores...

Je t'écris du plus sombre des lieux,

Paupières contre paupières,à pas de loups,

Les rochers font des pas de deux

Entre les robes de ronces et de fougères,

A l'heure dense de ta Mémoire !

Par voltuan - Publié dans : poesie littérature lyrisme mémoire révolte
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 25 janvier 2007

LE MPO( Mouvement Poétique O.S.A.I.S. ),est REFRACTAIRE à la culture et l'industrie de masse,ainsi qu'à l'omniprésence du sport (cf."du pain et des jeux") servant d'écran de fumée aux véritables enjeux de nos sociétés à savoir: l'avénement de pratiques responsables,tant au niveau politique,économique,qu'écologique !!! ASSEZ D'IMPOSTURES ET DE DECADENCE !!! LE MPO DENONCE PAR AILLEURS: l'absence de lyrisme dans les relations amoureuses (que les médias-de même que les romans,le cinéma,la publicité etc.-réduisent à des stéréotypes physiologiques de Café du Commerce!!!) POUR LE MOUVEMENT POETIQUE O.S.A.I.S.,seule la recherche constante d'un ABSOLU (à travers "LITTERATURE ET PROFONDEUR"),est capable de mettre à bas, dans une PASSION de longue haleine, les forces d'inertie que les structures socio-économiques ( accrues des attitudes mimétiques des "majorités silencieuses"-cf.Baudrillard) nous imposent!!! POUR LE MPO,chaque parole,chaque geste ( d'un humain ou d'un animal),ont une portée profonde, ouvrant des paysages toujours nouveaux tout au long d'une journée, d'une vie, de mille vies en une!!!

NATTES VIPERINES

A la neuvième heure !/ La rivière caressa de son coude, la face

sombre du rocher/ De ses cheveux soleils noirs, l'enlaça.../

Annulant l'éteignoir des souvenirs !/ Frappant d'opprobre toute

parole amère/ O belle rivière, balafrée d'amour lunaire !/

D'un bord à l'autre l'on pouvait voir se dévider, le pourtour

aigre-doux de l'innocence.../ Les phalènes se brûlaient à te

nommer: Mon amour ! Mon amour !/

A la treizième heure !/ Je réclamai l'accord du condamné pour

t'aimer !/ Des végétations boursouflées lapidaient un ciel trop

étroit.../

A la dix-septième heure !/ Je m'agenouillai devant la futaie

resserrée de tous tes actes/ Je fis un feu de joie de mes désirs

de pacotille/ O ni vouloir ! Ni agir !/ Mais dans ma bouche,

O aimée...tes nattes vipérines !/

                                                 HYMNE NATIONAL

C'est un chant détestable aux paroles racistes

Q'un hymne national avide de "sang impur"...

Allons enfants de l'infamie,toute gloire est à honnir !

Ne vous soumettez pas à ces élans guerriers

Fuyez cet air martial symbole du pouvoir mâle...

Conscience Citoyens !Retrouvez la raison !

"Contre nous de la tyrannie",les soudards sont fort avinés...

Entendez-vous dans nos cités rugir ces citoyens zélés ?

Supporters,militaires qui se laissent entraîner

A diffamer la France,pays de liberté !

Troquant leur dignité pour des cris pleins de haine...

Allons enfants de tous pays,soyons tous réunis

Assez de tragédies attisées par l'horreur

D'êtres manipulés gorgés de fausses ardeurs...

Interdisons les armes,brisons les "bataillons"!

Aimons !Aimons!Qu'une joie pure embrase l'horizon !

Par voltuan - Publié dans : poesie littérature lyrisme mémoire révolte
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 5 janvier 2007

Afin de ne pas revivre un "21 avril 2002", deux choses sont urgentes et nécessaires !

Il doit y avoir un vote utile à gauche : TOUTE LA GAUCHE DOIT S'UNIR! AVEC UN SEUL

CANDIDAT EN LICE ! Une femme ça serait bien...POURQUOI PAS SEGOLENE ? C'EST

LA MOINS PIRE DE LA GAUCHE CAVIAR ! ET PUIS ON PEUT LUI APPRENDRE CERTAINES

CHOSES : LE SOCIAL, L'ENVIRONNEMENTAL !

DEUXIEMEMENT : Il faut un retour de l'éthique en politique ! Assez de corruption, d"avantages

substantiels, de mensonges tous azimuts ! IL FAUT INSTAURER RAPIDEMENT LE CIVISME EN

POLITIQUE ! L'HEURE EST GRAVE EN EFFET : ON NE PEUT LAISSER LA RESPONSABILITE D'UN

PAYS à des individus qui répètent les mêmes erreurs...des gens cyniques au possible, qui ne

pensent qu'au pouvoir et à court terme !

A L'HEURE ACTUELLE, IL N'EST MALHEUREUSEMENT PLUS QUESTION QUE DE RENTABILITE !

OU EST L'HUMAIN DE NOS JOURS ? IL NOUS INCOMBE DE REAGIR ET VITE !

LE FAIT QUE BEAUCOUP DE PERSONNES N'AILLENT PLUS VOTER EST DANGEREUX ET LA

FAUTE EN REVIENT A LA CLASSE POLITIQUE EN GRANDE PARTIE !

LES GRANDS MEDIAS SONT AUSSI RESPONSABLES DE CETTE SITUATION ! ELLE S'EST BEAUCOUP

DETERIOREE PAR MANQUE DE RESPECT DE LA DEONTOLOGIE JOURNALISTIQUE ! Par exemple

pendant la Coupe du Monde de foot, on ne parlait plus sur la planète que de joueurs surpayés

de types tapant dans un ballon...mais quid des deux petites filles assassinées en Belgique !?

Quid de la guerre entre Israêl et le Liban ? Quid de la misère dans le monde, des victimes de

la loi sarkozy , des catastrophes écologiques successives ??? IL EST GRAND TEMPS DE NOUS

MOBILISER AFIN QUE LES CHOSES EVOLUENT AUTREMENT ! L'IMPOSTURE A ASSEZ DURE !

IL EST IMPERATIF DE DONNER UNE AUTRE DIMENSION A LA VIE DE TOUS LES JOURS ! CECI DOIT

SE REALISER POUR LA DIGNITE DES VIVANTS ( HUMAINS ET ANIMAUX ), MAIS AUSSI DES

MORTS VICTIMES DE L'AVEUGLEMENT ET DE LA FOLIE DES DECIDEURS DE TOUTES

OBEDIENCES ( ECONOMIQUE, POLITIQUE, MILITAIRE, INTEGRISTE, ANTHROPOCENTRIQUE...).

NOTA-BENE: POUR LIRE IN EXTENSO LES POESIES LYRIQUES ET ENGAGEES DE VOLTUAN,

CLIQUER SUR: "LISTE COMPLETE" ( ET SUR "COMMENTAIRES"...)!

PEUPLERAIE

                                       Le feu dans la vallée

                                       Prend à chaque fois

                                       Qu'il y a un lâcher

                                       De peupliers,

                                       Leurs flammes allant haut

                                       Dans le ciel qui les attise...

                                       De même prend feu en moi

                                       A tout moment, la peupleraie

                                       Nattée de tes cheveux!

 

                                                              ELLES!

Elles se tendent à travers l'air/Tout au long du jour/Les filles des forêts/

Et durer devient possible/Pour de plus grands secrets.../

Elles s'allongent jusque dans les terres/S'enquérant d'autres mondes/

Les filles des rivières/Pour protéger leur fuite/Au long cours des mystères/

Elles se tiennent serrées debout/Au centre des hameaux de montagne/

Les filles des franches fontaines/Loin des crimes perpétrés par la haine.../

 

                                       PARTIR

Partir! De toute façon partir!

Etendre ta présence...

Pratiquer la fissure du peuplier,

Les lèvres mouillées de soleil,

Debout, sur le tranchant de la rive,

Voler, à la moindre brise, vers ta parole d'infini...

A contre-absence, fendre les apparences,

Crevasser là le vide!

 

 

 

 

 

Par voltuan - Publié dans : poesie littérature lyrisme mémoire révolte
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 5 janvier 2007

MANIFESTATION

PAR VAGUES DE COULEURS / DANS LA JOIE, LA CLAMEUR /

NOUS EXPRIMONS NOS VOEUX / DE SOCIETES MEILLEURES ! /

NOS YEUX, NOS CORPS, NOS PAROLES / VIBRANT A L'UNISSON /

SONT PORTEURS D'ESPOIR / NOUS REFAISONS LE MONDE ! /

TOUS ENSEMBLE DANS LES RUES / OU DES FLOTS SE DEVERSENT /

NOUS LAVONS LES AFFRONTS DE LA PARTIE ADVERSE ! /

POLITIQUES ET PATRONS ONT LE COEUR RABOUGRI.../

TOUT NOUS SEPARE D'EUX ! / A BAS LES PRIVILEGES, LIBERONS LES BASTILLES ! /

IL FAUT QUE CESSE ENFIN L'ESCLAVAGE MODERNE ! / VOILA LE PEUPLE QUI DANSE, /

C'EST LE TEMPS DU PARTAGE ! / LE PRINTEMPS QUI AVANCE, /

FAIT MIROITER LES AGES.../ DES MILLIERS DE MAINS, DE VISAGES, SONT COMME AUTANT D'OISEAUX /

DANS LE CIEL RETROUVE ! /

PASSIONS HERETIQUES

Ton absence depuis si lontemps/ Ce poison versé en chaque

instant/ Tous ces replis d'effroi sur un linge blanc/ O souffles

blêmes, ô insomnies !/ Dans la gorge bleue du ciel, les arbres

dardent leurs poignards effilés.../ La chute d'un ange est

annoncée !/ J'étouffe sous ma langue, les feux bleutés et

transparents des glaciers.../ Il n'y a pas d'issue hors l' émission

d'actes insignes/ O cette masse orageuse de tous tes actes,

mon aimée !/ Du pied de la tour, je guette le chemin de ronde

de tes pensées.../ Des corbeaux font des encoches accomplies

dans l'azur !/ Je respire l'air pur des passions hérétiques/

Je ne suis pas humain/ J'étouffe au sein des miens !/ Que la

rivière enfin me couche sous sa poitrine tumultueuse.../ Là-bas,

une petite hirondelle affine le désir d'aimer !/

ELLE CHEVAUCHE A JAMAIS

Elle chevauche à jamais les gouffres de l'oubli/

Le temps en sa présence se démet de son poids/

Il se fait antilope aux longues jambes d'émoi/

Laetitia espace l'Amour et lui donne des petits/

Les animaux délaissés saluent leur palefrenier/

De toutes leurs racines les arbres se délassent/

Une fiancée est née qui follement embrasse !/

Assemblant tous les gestes de l'immensité.../

Les chamois bondissants tissent les voeux des montagnes/

Laetitia fleurit en rêve les plus grandes distances/

Et les ombres énormes du désir se déchaînent/

Sur les steppes libérées des horizons sanglants.../

                                                LES AMANTS...

Remontant vers la source,

Une procession de rochers s'agite,

Comme amants sont-ils pesants !

Nés pour être quittés,

Savent-ils ce qu'est aimer ?

Par quel oubli sourd sont-ils là !

Rochers balourds,

Chaos de l'Amour humain...

Changez de place, pauvres rochers,

Soyez plus rapides que l'eau,

Cessez de vous appuyer, dansez !

La source n'est jamais là où vous croyez!

Par voltuan - Publié dans : poesie littérature lyrisme mémoire révolte
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 5 janvier 2007

MA SOEUR MON AMOUR

Dès l'aube de ton premier geste/ Cloué depuis toujours au fond de ma mémoire/ J'ai eu peur de te suivre.../ Craignant terriblement les pratiques obscènes/ Tout ce lourd héritage de conduites humaines/ Ces amours qu'on égorge pour une simple aubaine !/ Je ne t'ai pas livrée aux coutumes guerrières/ O ma forêt, ma soeur, mon Amour !/ Le sais-tu ? Le sais-tu ?/ J'ai cousu mes lêvres au bord du chemin, pour te taire.../ Les fruits mûrs de tes pieds écrasaient ma poitrine !/ Le sais-tu ? Le sais-tu ? Les couples de cerises que l'on pend aux oreilles craignaient mes doigts fragiles ! Le sais-tu ? Le sais-tu ? Je t'ai aimée tant de fois aux bois farouches ! Chaque pli de ta robe suscitait le désir de vivre ! O ma forêt aux yeux maquillés d'écorce, ma soeur, mon Amour !

O LAETITIA !

A qu'elle rampe se tenir ?/ A quel ourlet de la rivière ?/ Cette étroite marge du désir d'aimer !/

Le tablier de l'eau laisse couler tes mains/ Toute emprise amoncelée dépose son limon.../

L'herbe folle des berges se délie/ Tu es partout...cinglant la terre !/ Les membres de ton corps

cheminant sous l'auvent des saisons.../ O Laetitia ! O rivière d'amour, en toutes déclinaisons !/

Je remonte le temps infini d'aujourd'hui/ Le coeur fouaillé par une vase onctueuse/ Serait-ce une main

amie ?/ Voyez au loin le rocher jouir de son reflet dans les plis intimes de l'eau !/

Les peupliers dans leur alignement m'enjoignent de t'aimer.../ Me voilà statufié, tel l'aulne noir

enveloppé de nuit/ A ses pieds le courant est si fort, tu voles !/ Que faire petit poisson qui parle,

 que faire ?/ Et si j'appelais ta chevelure, O ONDINE ?/ Trouverait-elle le chemin de mes entrailles ?/

Y fleurirait-elle sauvage...?/

MA FORET, MON AMOUR...

Rien ne sépare la forêt d'elle-même, tous ses arbres l'enserrant/ Elle s'enracine jour et nuit

Son ombre nous éblouit/ Ses fleuves dressés forment un labyrinthe de songes/ Ses fleuves

fendant l'aubier de l'air !/ Elle rit de toutes ses feuilles/ Et se rembrunit la nuit/ Ma forêt à

la poitrine obscure !/ Ma forêt à taille mince de sapin !/ Toujours jeune parmi son troupeau

au corps ridé/ Qui broute les pailles de soleil, les pailles de lune/ Ma fontaine de branches

et de feuilles !/ Qui de toutes ses feuilles se défend des appétits grossiers des Hommes !/

Offrant la caresse de ses chemins/ Donnant de l'espace à la densité de vivre.../ O j'aime

ton regard noir ! Ton regard aux yeux de cerf !/

                                                                     O FEMME!

Toujours je t'ai vécue secrète/Au fin fond des vallées de mon coeur/Par mémoire du

mystère de l'innocence/Grâce à la joie de tes sources vives, tes oiseaux!/

Toujours j'ai tenu serrées près de moi tes forêts/Pour conjurer les abus de pouvoir des hommes.../

J'ai écouté les conseils des rivières/Qui veillent les nuits, les jours, les années/

O Ondine, comme je t'ai rêvée!

Je ne t'ai jamais considérée selon le sens commun/Qui attribue à la femme des rôles convenus/

Ce que tu représentes pour moi/Dépasse un entendement de bon aloi/Je devine en toi des

labyrinthes de clairières, des sous-bois!/

En toi vont des méandres que d'autres ne voient pas/Tes paysages se parent de sinuosités.../

A l'opposé de bien des comportements figés!/TOUT EN TOI FAIT CROIRE A L'AMOUR/

Qui ne s'en laisse pas compter!/Ta naissance remonte au-delà de tout désir particulier/

Tant de saisons, tant d'horizons coiffés d'arcs-en-ciel, ont suscité ta venue/

Tant d'étoiles ont brillé dans le ciel à murmurer ton nom/Des jardins roulaient dans l'ombre des perles

De rosées.../Tellement de peuples (humains et animaux), en déshérence, ont souhaité ton

Avènement , pour un monde meilleur!/

                                                                                NUE...

Toute une forêt est entrée nue aujourd'hui en moi

Avec ses  silences, ses clameurs d'oiseaux,

Son Histoire, sa Création, ses marcassins à truffe humide!

Sans s'annoncer elle est venue,

Au plus fort de son éternité...

Elle est entrée, sans coup férir, sans apprêts,

Avec ses assemblées de racines,

Ses engorgements d'ombres,

Ses pluies de feuilles débordant ma vie!

Toute une forêt et sa Mémoire d'étreintes

Pour supplanter les Hommes!

                                                              SOLEIL  CAPTIF !

Saisi aux cheveux par l'eau claire de tes chevilles,

Le soleil est ton captif !

Guidé par les mouvements de rivière de tes poignets

Où sa neige fine se perd,

Il suit tes rappels à l'ordre !

A travers les longs jours de pluies et de branches de tous tes gestes...

Il nage, contre la mouvante écume de ton corps,

Les menées de tes doigts dans sa crinière l'éperonnent,

Il hennit sous l'innocente douceur dont tu l'accables...

Entre vous deux, la vie entière est faite de moissons d'été !

Par voltuan - Publié dans : poesie littérature lyrisme mémoire révolte
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 20 mars 2006

 

 La poésie s'avère être d'autant plus nécessaire dans nos sociétés uniformisées,qu'elle nous permet de résister à tous les enfermements qu'on nous impose chaque jour ! La littérature poétique est un moyen indispensable de résistance et de liberté ! En effet, grâce à elle, nous luttons pieds à pieds contre l'esprit de dissolution ! Elle met en oeuvre l'énergie infinie de la MEMOIRE, de l' INNOCENCE, du MYSTERE des êtres ( tant humains qu' animaux...) ! La poésie c'est la vie même, dans toutes ses manifestations quotidiennes; elle est non seulement la réalité que l'on nomme telle habituellement, mais aussi toutes réalités qui surviennent dans notre vie consciente et notre imaginaire ! La poésie recèle tous les pouvoirs permettant de décrire les mondes visibles et invisibles...La parole POETIQUE PROFONDE ( chthonienne ), est capable d'agir en bien dans tous les siècles !

Par voltuan - Publié dans : poesie littérature lyrisme mémoire révolte
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus