Vêtue d'une robe couleur "Amour",
Arpentant les jetées du
mystère,
Tu combles d'arcs-en-ciel l'univers,
Coiffant la Terre de bouquets de jours,
A chacun de tes pas,
Le temps neige à la ronde,
L'aube brûle à pans de parois,
Des puits fleurissent sous tes mains vagabondes,
Tes forêts bercent les oiseaux,
Caressés d'étoffe profonde,
Leurs rêves au fil des feuillages surabondent,
Jusque dans l'enfance des ruisseaux,
Le long des chemins, tes pieds
Font naître des soleils,
Je rejoins les passerelles d'étés,
A travers monts et merveilles!
Ta robe est une bergerie,
Pour agneaux de paradis,
Les horizons sans cesse se déploient,
Eventails où mes désirs flamboient,
Souvent je fugue en tes sous-bois,
Au sein des ondulations de ta robe,
Les fantômes du quotidien se dérobent,
Tes vents font valoir leurs droits...
Mon âme tangue à l'envers, à l'endroit,
Au rythme de tes mouvements,
J'aperçois dans le lointain tes bras,
Jolis peupliers vifs-argents,
Les hirondelles de tes seins,
Vibrent au tranchant de la plaine,
Remplissant l'air de jardins,
D'espaces promis aux fontaines,
Si tu croises les jambes,
La beauté en crue, quitte son lit,
Les anges animaux se rassemblent,
Sur des océans de plis...
Ô robe, tissée de croissants de lune!
Féerie de conques marines,
Je chante tes paysages de dunes,
Les fruits secrets de tes abîmes...
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