PRINTEMPS CHEVAL
Il court vers nous plein d'amour !/ Menant le jeu des couleurs, des saveurs/ A n'en plus finir !/ Ecoutez-le hennir !/ O printemps cheval !/ Il descend des collines avec le vent/ La crinière vibrante de soleil/ Il nous offre des mondes innocents/ La douce neige des fleurs des champs/ TOUTES LES PROMESSES SONT TENUES !/ L'une après l'autre, les vies se suivent et s'assemblent/ Les peupliers accroissent la lumière !/ A chaque jardin, chaque bois, un merle déclare son émoi/ Les arbres sont habillés de nids/ O PRINTEMPS CHEVAL !/ Tu t'ébroues entre les bras merveilleux des rivières/ Une renarde s'empresse d'aménager sa tanière/ Au milieu des prairies, des océans d'herbes mêlent leurs secrets.../ ( il se chuchote parmi les lutins que ) Les vaches ont des regards de princesses ingénues !/ Tandis que les oiseaux tissent ( de leur chant ) des amours immenses !/ O printemps cheval, comme tu fais battre mon coeur !/ Les lièvres frissonnent à l'unisson/ Au regard de leur vol, les papillons semblent ivres/ Même les boutons d'or sont pressés de vivre !
Voltuan.
LA RIVIERE
Elle promène en laisse les prés/ De ses rubans noués et moirés/
En toute véhémence.../Elle retient le soleil par ses chevilles !/
Et se fait une tunique de reflets/ Ses cailloux sont des îles
chaudes qu'elle gifle tendrement/ Elle cache dans ses replis des
pétales de roses/ Son corps attire les pollens allègres/ Il y a un
arbre sur la berge qui lui dit de rester/ Des feux mouillés
prennent sans arrêt, entre ses flancs ailés/ Ce sont ses cheveux
qu'elle peigne constamment !/
TU ES VENUE...
Dessaisi de ta présence depuis si longtemps/ Le Monde, encombré
d'Amours mortes/ Battait la semelle.../ Dans des fosses de désirs
insanes/ Mastiquant le joug infect de l'oubli !/ Le coeur hostile.../
Hélant des humeurs visqueuses/ Du faîte de toute déchéance !/
Un Monde d'ornières toutes voiles dehors !/ Avide de quignons
d'infamie.../
Tu es venue ! A la crosse des fougères/ En sporules de présence/
Friande d'allées de lumière !/Tu es venue ! Sur la couche des sapins/
Des myriades d'aiguilles rousses embaumant la Terre / Tu es venue !
Palme inclinée, au-dessus du champ offert.../ Avancée légère.../
Entre tes mains, des orées de tourbières humides/ Tu es venue !
Giboyeuse au coeur des noeuds d'écorces rèches !/
A L'APPROCHE DES CIMES...
Filles des croisées ouvertes,lumineuses,
des jardins de buis et d'ombres,
Filles des jours de tant de branches,
des mondes de la pluie,
Filles des forêts aux fontaines,
des cristaux de givre au sommet des monts,
Filles des troupeaux creusant leur lit,
la nuit le jour,au lieu secret de la mémoire partagée,
Filles du temps couleur lilas,
des chemins de crêtes où l'horizon étend son linge transparent,
Filles des cheminées de soie des pollens,
Filles des greniers de mousses...
Ô comme nous cédons à vos enchantements,à l'approche des cimes...
Votre présence naît chaque jour d'un plus grand mystère!
LAËTITIA ET LES ANIMAUX,
Tu recèles les secrets de retraites virginales,
Les coeurs de forêts aux feuillages mystérieux,
Disposés en auvents où chaque branche borde un val,
Recouvert de paupières exprimant mille voeux...
Des espaces infinis s'ouvrent par ta Présence,
Univers d'innocence sur le chemin des puits,
Qui naissent à chaque pas porté vers une Enfance...
Tes miracles font briller le jour avec la nuit!
Les yeux des animaux caressent tes jardins,
Ils croient aux paysages de tous tes gestes purs,
LA MEMOIRE DU MONDE PASSE DE MAIN EN MAIN...
Vos coeurs à l'unisson fêtent le bel azur!
L'éternité en vous rassemble tous ses fruits,
Maints ruisseaux tirent leur lait de vos sources fidèles!
Des mondes profonds fleurissent en vos arrière-pays,
Méandres d'attention de l'Amour Infini...
TOI,L'ORIGINE DU MONDE !
(Aux femmes battues,violées
tuées:aussi bien dans les pays
riches-Angleterre,Espagne,
France,etc.-que dans les pays
pauvres-Afghanistan,Inde,
Afrique,Amérique,etc.)
Tout me rappelle à toi,dans l'absence sans nom...
Que tant d'êtres s'ingénient à démultiplier,
Par leurs conduites instables,avides d'amnésie,
Pour avoir renoncé aux cimes de l'amour !
C'est ainsi qu'ils t'ont mise au ban de la passion,
Refusant de voir en TOI L'ORIGINE DU MONDE !
Toi,la source d'eau vive,toi la mer,
Qui ne gardes rien par-devers toi...
TOUT ME RAMENE A TOI,
Dans l'absence de mémoire de ceux qui n'ont demeure
Que l'amour mort...
S'installant dans la vie comme l'on brûle un pays,
Se servant de la mort comme l'on vole un outil,
Frappant sur tout ce qui bouge !
ILS ONT SALI TON NOM,brouillé ton visage,
Au point de se damner à ne plus croire en toi,
TOI! notre ciel à coeur ouvert qui ne peux répondre,
TOI,le soleil,l'âme dorée des champs de fleurs,
TOI,le vent à peau diaphane qui nous retient sans cesse
Sous les caresses de ses humeurs !
MON AMOUR DE TOUTE VIE,MON AMOUR AU-DELA DE LA MORT...
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