Lundi 3 mars 2008


           De l'aube jusqu'au crépuscule
           Et tout au long des nuits,
           Chaque animal est une caresse
           Au monde inondé de  vie!

           Dès potron-minet, le merle
           Nous offre son chant d'amour,
           Qu'il reprend de plus belle
           A la fin du jour...

           L' écho de ses paroles
           Vibre dans l' espace en pamoison,
           Traduisant l' émotion d'une sentinelle
           Confiant sa joie de vivre
           Par une farandole,
           Depuis la cime des arbres, des buissons,
           En passant par le toit des maisons,
           Au point d' en être ivre,
           Je lui donne raison!

           La vue nous est rendue
           Par ceux qui vivent nus,
           Sans intérêt aucun
           A nuire à leur prochain,

           Entre les mains du ciel
           De l'eau et de la terre,
           Battent les coeurs de mes frères
           Porteurs de doux mystères...

           La nature rassemble
           Sous ses robes de forêts,
           Maints êtres innocents
           Epris de liberté!

           Mon âme est une prairie
           Pour abeilles passionnées,
           Filles graciles du soleil,
           Danseuses éthérées,
           Artistes de la mémoire
           Dont je savoure le miel,

           Qui sait le nombre de fois
           Où l'azur frémit,
           Effleuré par les feuillages, les oiseaux!

           Il y a plus d'amour au sein de la nature
           Que dans toute l'Histoire humaine!
           Les hommes qui s'en prévalent
           Ignorent son sens profond,
           Le bradant à l'envi, glosant de "séduction",
           Ils s'affublent de masques...

           Quant aux lèvres des fleurs,
           Elles s'ouvrent à l'infini
           Aux baisers papillons,
        ¨ Ô flocons de l'enfance!
           Paysages animés par la neige,
           Restituant la magie d'une présence!







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Mercredi 27 février 2008
 


         Plus aimante est  la pluie
         Que les manies des  hommes,
         Toujours prêts à juger
         Prompts à mettre au gibet,
         Les ennemis qu'ils s'inventent...

         L'averse,  de tous ses doigts
         Impose sa musique,
         Ses trilles et doubles-croches,
         Partition symphonique
         M'inondant de joie!

         Le jour s'immisce enfin,
        Je ne suis pas qu'humain,
        Si ce mot a un sens
        Après tant de carnages
        Perpétrés dans l'Histoire!

        Fuyons les corps statiques
        Occupés à se vendre
        Aux systèmes sociaux,
        Que rampent les scolopendres!

        Le chant de l'eau ravive
        Une mémoire millénaire,
        L'échange est ainsi fait
        Que l'harmonie s'opère,

       J'éprouve l'onde fidèle
       Me rinçant jusqu'aux os,
       Je bois jusqu'à la lie
       Une présence amie!

       Les gouttes pas à pas
       Dessinent une lyre,
       Recouvrant à loisir
       Ma peau pétrie d'émoi,

       Ô abeilles de la pluie
       Mes tendres amoureuses!
       Jetant sur moi un châle
       De baisers accomplis...

       C'est un ballet radieux
       D'aigrettes et de huppes,
       Dans l'espace hérissé
       De fragments amoureux,

      J'accueille l'eau fraternelle
      Ma soeur,ma promise,
      Dont les gammes se succèdent
      En cascade sur mon coeur!
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Mardi 5 février 2008
                                                Mémoire de l'innocence...



             Ne voudrais-tu pas mon amour,
             Que l'on protège
             Ces lieux où dure encore la neige,
             Ces moments de l'enfance
             Dont on a tant besoin
             En ces temps assassins!

             Ô laisse-moi te parler
             Des vallons au coeur nu,
             Replis de la tendresse
             Douceurs de fontanelles,
             Autant d'envers du ciel
             Couverts de pluies d'étoiles
             Tombées des nébuleuses d'arbres...

              Là,se cachent des êtres
              Qui vont le coeur inquiet,
              Au fond de toute forêt,
              Pour noyer leur visage
              Dans la mer des feuillages...
              Et qui,sans cesse partagent
              De l'univers,les secrets!

              En ces recoins magiques,
              Semblables aux creux de tes épaules
              Aux voûtes de tes pieds...
              Dans ces berceaux de l'attente infinie,
              Nos anges animaux décrivent le paradis!
              Epousant ardemment les courbes
              Des sorbiers,des fougères,
              Ils sont la vie entière...
      
              Dans la paume d'un ravin,
              Entends-tu mon amour
              La joie des marcassins
              Fêtant la grâce du jour,
              Leur âme vibrant à l'unisson
              De tous les horizons!

              Biches,mésanges huppées,écureuils,engoulevents,
              Déploient l'immense mystère
              De la félicité...

              Les lèvres des ruisseaux
              S'ouvrent aux iris jaunes,
              La terre offre son lit
              Aux gestes innocents!



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Samedi 12 janvier 2008
(à l'Autre-humain,animal...-à Toi)


On attente à ta vie
De toutes les manières,
Aujourd'hui comme hier
Tu subis l'infamie...

Sous prétexte d'engendrer
On se sert de l'enfance,
Comme d'un pis-aller
Galvaudant l'innocence!

L'illusion d'exister
A de nombreux adeptes,
Cherchant à assouvir
Leurs moindres désirs,

Le pouvoir les grise,
N'ayant jamais assez
De prise sur la réalité,
Ils tuent la liberté!

L'imposture générale
Fait chaque jour des victimes,
On saccage,on viole,on pille
Les ruches de la mémoire!

Quantité de fantômes
Croient diriger leur vie,
Ce ne sont que des gnomes
Pénétrés de folie!

L'hypocrisie est Reine
Au royaume des vandales,
Qui ne pensent qu'à baiser
Baffrer,jouer en Bourse leur blé!

Niant toute richesse intérieure
Aux créatures inquiètes,
Les prédateurs aveugles
Ont tous pignon sur rue...

La plupart des hommes
Depuis toujours sont traîtres,
A la vie qu'ils reçoivent,
Exerçant sans vergogne
Leurs pulsions égoïstes,

Ô vous,mes frères,mes soeurs
N'êtes-vous pas las de tant d'horreurs!
Sept milliards d'humains sur la Terre,
Mais combien par amour?

Ô toi,l'être qui aspire
A vivre l'harmonie...
Tu ne te reconnais pas
Dans une histoire humaine
Frappée d'ignominie!

Mettre au monde n'est pas
Une sinécure en soi,
C'est toute une réflexion
Sur le sens de l'amour,
Ce qu'une rencontre veut dire
Et met en oeuvre...
Loin des plaisirs factices
Qui sont des leurres...

Te vivre dans l'étonnement
C'est déceler en toi
Des paysages inouïs
Echappant à l'oubli!

Je vis pour ton mystère
A travers toute attente,
Le monde a tant souffert
De conduites affligeantes,

Le premier enfant entre nous
Nait à travers la distance,
Le teint rose de patience
Il a de tendres joues...

L'amour est un ciel immense
Où la joie des oiseaux
Frise l'air de vaguelettes
Résonnant de souvenirs d'enfance...

Je creuse en moi le monde,
A mesure du manque à vivre
Infligé à tant de peuples,
Pour qu'une autre vision
Des choses voie le jour!

Tant l'onde de tes cheveux
Que les marées de ta robe,
Recouvrent les champs de blé
D'ocelles claires et sombres...

Je t'aime pour tout le temps à vivre
Des arbres berçant les nids d'oiseaux,
Je t'aime pour chaque île courtisée par la mer,
Je t'aime pour toute vie exaucée
Dans ses aspirations profondes!
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Vendredi 21 décembre 2007

 

                             A toi,Anna Politkovskaïa...(seul compte le don de soi,qui annihile

                                                                   la mort et l'absence-d'être-au monde).

 

            C'est à partir de toi

            Que l'univers prend un sens,

            Depuis les origines de ta venue...

            Toi,dépositaire des voeux des disparus

            Rêvant tous,à ton avènement!

 

            Que tu sois là,fait reculer l'horreur,

            Tu signes l'abolition des crimes quotidiens...

            Jamais plus d'holocaustes,d'abattoirs de toutes sortes,

            Avec toi,la mémoire est soeur de liberté!

 

            Tout prend corps grâce à toi

            Parmi les fleurs des champs,

            Au coeur tremblant d'océans étoilés!

            Par la magie de ton Nom

            Le monde retrouve espoir...

 

            Avec toi,il y a toujours,plus loin

            D'infinies encolures de collines

            Et des fontaines de buissons!

            Voici tes gestes tant attendus

            Qui allongent les crinières des nuages...

            A chacun de tes soupirs

            Les forêts rassemblent(sous leurs robes)leurs troupeaux,

            L'écume des feuillages baigne l'azur,

            Le don de ta présence

            Eblouit toute vie...

            Grâce à toi la beauté en tous lieux

            S'épanouit!


 


 

                                  Magie des Paysages...

 

               Le creux de tes mains

               Recèle une voûte lisse,

               Un ciel de prairie,

               Une robe coquelicot

               A la douceur vive...

 

               Des fleurs mauves

               Cerclées de neige

               Habitent derrière tes genoux

               Là où frémit un rêve

               Vallon de paradis!

 

               Dans le creux de tes pieds

               Des lacs de montagne

               Ont élu domicile,

               Tendres comme les nuages

               Hôtes qu'on voit danser...

 

               Un tapis de pétales

               A l'intérieur des coudes,

               Etend les saisons d'aimer

               Pour les plumes de mes baisers!

    

               Dans le creux de ton cou

               J'ai pris des rendez-vous,

               En pays de clairières

               Parfumées de fougères...

  

               Au sommet de tes épaules

               Se nichent des étoiles,

               Des jours de lunes blanches

               Trois ou quatre bosquets roses!

 

               Dans tes jardins secrets

               Fleurissent des lilas blancs,

               Des mousses imbibent le temps,

               J'entends le clapotis des sources...

 

           

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Samedi 15 décembre 2007

 

                 SES JAMBES DONNENT L'HEURE JUSTE...

 

     Jouant du balancier de ses jambes

     Elle bat la mesure...

     Montant le temps en neige!

     Tout est remis à neuf

     Des feuillages nouveaux voient le jour!

 

     Une harmonie se crée

     En orbes éclatants,

     Une femme dessine dans l'air

     Des parcours stellaires...

 

     Ô ondes fécondes qui nourrissent

     Les molécules assoiffées

     Des espaces retrouvés!

     La Dame fixe des vertiges...

 

     Du fouet de ses jambes croisées

     Et recroisées à l'envi,

     Elle attise le feu

     D'un présent reconduit...

 

     Balançant sa jambe libre

     Au-dessus du sol

     (au-dessus de toute profondeur),

     Elle rythme des univers en pamoison,

 

     Selon la cadence,

     Les paysages flamboient,

     L'on ne peut résister

     Aux surprenantes lois

     Edictées par magie

     Par celle qui régit

     La beauté de la vie!

 

     Voici qu'elle donne l'heure à vivre

     De bout en bout d'aiguilles

     Phalliques...pénétrant le corps

     Du monde qui palpite!

 

     De ses chevilles souples

     Et de ses pieds agiles,

     La femme fait douter l'homme

     Sûr de ses prérogatives vieillottes...

 

     De ses membres infinis

     Elle subjugue l'horizon!

 

     Et lorsque nonchalamment,

     Elle détache sa chaussure(à peine)

     De son pied gainé de soie...

     L'homme entrevoit son propre coeur

     Suspendu à cette extrémité!

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Samedi 8 décembre 2007

 

                                   SARKOZYACADEMY

L'abêtissement des masses

Est en pleine expansion,

A travers le "mérite,la récompense"

Comme à la "Staracadémy"

Voila maintenant la "Star Kozy"!

Plus on travaille,moins on réfléchit

C'est un atout pour le pouvoir,

Qui peut ainsi vous essorer!

On vous "protège",on vous surveille

Aucun écart n'est toléré

Un certain Johnny s'en porte garant

Depuis son chalet Suisse...

 

Big Brother soutient "ceux qui se lèvent tôt"

Prêts à applaudir ses fantasmes

De Napoléon épris de course à pied

Et de copinage médiatique...

De roués capitaines d'industries

Sont ses plus zélés supporteurs

Ayant réussi jusqu'à ce jour

A passer entre les mailles de la justice!

 

Comment dans ces conditions croire

A un état impartial?

Star Kozy se moque des citoyens

Qu'il ne cesse de flatter

C'est un Janus aux deux visages...

Qui ne doit sa "victoire"

Qu'à son habileté langagière,son opportunisme,

Remuant les instincts les plus obscurs

Il manipule les êtres friables...

Son activisme forcené cache autre chose:

Un goût dinosaurien du complot

Et de l'ambition!

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Samedi 10 novembre 2007

Contre la gigantesque "entreprise" Humaine vouée à couler tout un chacun dans le moule socio-économique, psycho-familial...UNE LUTTE CONSTANTE S'IMPOSE! Pour la dignité, la liberté! Nous sommes privés de corps, d'esprit REBELLES! Toute l'organisation sociale concourt à homogénéiser les êtres dans des carcans de conduites conformes! Les plus récalcitrants refuseront toujours de se soumettre à cet enrôlement, cette mise au pas, visant à maintenir les personnes dans une dépendance néfaste (fondée sur le travail, l'argent, la sexualité...) où chacun perpétue le néant existentiel qui signe sa reddition! Contre cette "machinerie" (des tyrans politiques et domestiques) qui se joue de la malléabilité des êtres, OPPOSONS toute l'énergie des REFRACTAIRES à l'endoctrinement des corps et des idées! Empêchons les coupes claires des exploiteurs patentés dans les forêts de la liberté! REFUSONS LA DECADENCE ET L'OPPRESSION! POST-SCRIPTUM: il ne s'agit pas uniquement de stigmatiser l'aliénation par le travail, l"argent, la sexualité, en que pratiques élémentaires du vouloir vivre, du pouvoir et notre représentation du monde...mais de reconsidérer celles-ci à l'aune d'une PENSEE PERPETUELLEMENT EN REVOLTE ( SUR LE QUI-VIVE, dirait DELEUZE! ) grandie à l'épreuve de la liberté, de la mémoire, du don de soi!

 

                                         L'HUMANITE EST MON ENFANT !

 

Ô mon humanité que j'ai toujours aimée

COMME UN SEUL ÊTRE !

Toi que je prends en moi sans détours...

Je te sens remuer contre ma poitrine

Ton coeur bat en moi,ses nuits ses jours

Ô mon humanité en tout mystère d'aimer !

Ô CHER ENFANT QUE JE PORTE EN MOI !

Je tiens tes pieds innocents entre mes mains

Mais...qu'a-t-on fait de toi?qu'a-t-on fait de nous?

L'oubli...l'absence...l'horreur...la mort...

N'auraient jamais dû nous séduire!

Quand je dis "nous",je pense aux "hommes"...

Car la Femme n'a pas cet appétit du crime

Que la gent masculine a érigé en art...

Ô mon humanité que j'aime,Ô mon enfant !

Ô mon amour en qui j'ai toujours cru !

Tu chantes en moi tes douleurs,tes joies...

Ô écoute la parole qui jamais ne déçoit !

Entends l'oiseau célébrer les premières lueurs du jour...

Ô vois !comme merles et grives donnent asile en eux

Aux frémissements de l'aube...

Regarde !les fruits sombres de leurs yeux suivre chaque couleur

Du temps,chaque silence,

Ô mon humanité,Ô sens l'indicible présence d'un visage qui aime

Quand l'âtre du ciel chauffe la Terre de mille feux...

Ou qu'il nous berce dans ses halliers de pluie...

NOUS SOMMES AIMES COMME JAMAIS !

NOUS MARCHONS...et la rivière déroule sa laine vierge

En même temps qu'elle défait nos angoisses,

NOUS CHEMINONS...et la montagne agrandit l'espace de vivre

D'arbre en arbre...

Propageant la passion d'être ensemble !

Ô mon humanité,ô mon enfant !

Sais-tu à quel point je te mets au monde

A travers chacun de mes actes depuis toute mémoire

Attentif à l'accomplissement de ta félicité !

MAIS QUE LE TEMPS SEMBLE LONG MON AMOUR

QUE LE TEMPS SEMBLE LONG !

Plantes et animaux se révèlent plus aimants que toi...

Qui dialoguent avec les saisons,

Délestés du poids de la raison et de toute trahison,

ILS SONT AU MONDE AVEC TRANSPARENCE !

LE COEUR A VIVRE, PLEIN D'ARDEUR !

CARESSANTS...AU-DELA DE TOUTE TENTATIVE HUMAINE !

                                                     HUMANIMAUX,

Emerveillant la taille de l'univers,à champs,à corps perdus...

Animaux à l'écoute les uns des autres,

Dans l'étable journalière,

Ô mes humanimaux!

Cardant la laine du plus long séjour de l'Amour...

Vous agrandissez,par vos gestes,le toucher de l'ange!

La lumière prend sa source à vos pieds innocents,

Vous nous êtes d'un grand secours!

Le temps s'incurve,

La terre étend ses eaux profondes,

De fruits en fruits de vos regards préservant

L'Enfance du monde...

Les hirondelles ajustent mille moissons de joie à chaque poutre,

Les agneaux jouent à soleil vole,

Les mêmes secrets vous unissent,

Quel accueil pour l'étranger!(réfractaire à tout arrangement humain

De circonstance,niant l'esprit élevé qui vous anime...)

A genoux devant tant de beauté!

Les lacs de montagne de vos ventres clairs...

Les aubes caressantes de vos joues...

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Samedi 27 octobre 2007

 

                                 RESEAU DE RESISTANCE...

              Tant de vies nous embrassent,

              Offrant chaleur et confiance,

              Sans regarder à la dépense,

              Parfois depuis la plus grande distance...

              Elles font preuve d'engouement,

              Tout au long de chaque jour,

              Propageant des vibrations d'amour,

              A travers leurs comportements!

  

              Tant de vies nous comblent de dons,

              De mémoire,d'innocence...

              Palliant les gouffres de l'absence,

              Nous ouvrant d'autres horizons!

              Les animaux font ce qu'ils peuvent

              Pour survivre tout comme nous,

              Oiseaux,baleines ou bien loups,

              Leurs moindres gestes nous émeuvent...

             Tant de vies pour échanger

             Apprendre ensemble à se croiser,

             En découvrant mille paysages

             Tant de présences et de visages!

             Tant de vies qui nous ramènent,

             A l'essentiel,au dénuement,

             Ce qui nous a manqué vraiment

            Durant toute l'histoire humaine...

            Ô bienveillance des feuillages

            Aux lèvres tel un plumage

            Faisant le tour de l'arbre

            A l'instar des étoiles

            Habillant l'univers!

            Je suis traversé de mystères,

            Des mimosas en fleurs

            Poussent dans mon coeur,

            Tant de soleils pour la soif...

            Les forêts en moi entrouvrent leurs clartés,

            Des branches esquissent maints sourires,

            Tressant des rivières dans l'espace enchanté,

            Il semble que nuit après nuit

            De la neige se déverse,

            Car on note çà et là

            La présence de névés...

            Petites lampes allumées,les nids

            Font battre le coeur du monde!

           De l'ombre jusqu'aux genoux

           Une biche fend les hautes vagues de fougères,

           La douceur de ses yeux

           Accroît le temps à vivre!

           Si les villes nous interrogent

           Nous ne parlerons pas...

           Pas question de divulguer les noms

           De notre réseau de résistance!

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Samedi 20 octobre 2007
GEOGRAPHIES DE L'AMOUR


Chaleur des montagnes
Donnant abri
Entre leurs plis...
Ô robes,ô présences amies!
Offrant les perspectives
De maintes libertés,
Avec les pierres
Comme autant de fruits
Composés en tout soin
Par l'arbre du temps...

Soyez louées,géographies de l'amour!
Vous,si étrangères à l'oubli
Puisque tout s'échange
Se dit,sous les frondaisons
Une fois les rideaux tirés...

A chaque battement de coeur
De la montagne,
Un oiseau s'envole,
Des écureuils brouillent les pistes
Et rient sous cape!

En pays de torrents
L'enfance du monde ne cède rien,
Une ferveur immémoriale
Est de mise!
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